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Sonnez et entrez
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Depuis
la nuit des temps l'Homme a cherché à
matérialiser
une expression de lui même ou de ce qui l'entoure. Ainsi les
peintures rupestres sont-elles le plus ancien témoignage de
cette volonté.
Ce qui au premier abord aurait pu apparaître comme des
tâches insignifiantes sur quelques rochers s'avère
aujourd'hui être des signes précieux de la vie de
nos
ancêtres. De la suie, quelques terres rouges occises, du
sang, et
quelques gouttes d'eau suffisaient pour imprimer la roche. Observons au
passage qu'il s'agissait donc d'une peinture acrylique, puisque le
solvant principal était de l'eau. Les siècles
passent, le
principe reste. La peinture ce n'est rien d'autre qu'un peu de couleur
que l'on dépose de ci de là.
Les recettes sont souvent les mêmes, mais les combinaisons
sont
infinies. Puis la science, la chimie se sont emparées ce qui
est
considéré depuis des lustres comme un art. Peu
importante
la substance pourvu que l'on ait l'ivresse de la beauté
Qui aujourd'hui pourrait imaginer vivre dans un monde sans peinture,
où le néant serait le seul décor? Le
papier peint
n'est qu'une déclinaison industrielle de la peinture
La technique reste toujours basé sur le même
principe de
déposer sur un support quelques tâches de couleurs
qui les
unes à côté des autres finissent par
former un
décor
Bien entendu, les temps changent, les goûts et les modes
aussi
Il y a eu les modes minimalistes qui laissaient tout en blanc, dont
unanimement chacun finit par se lasser.
Puis les délires hippies dont l'exubérance
étouffe
l'espace.
Le baroque surchargé voire excentrique.
Le classique toujours empreint de symbolique, et
d'immortalité,
et l'art déco aux courbes novatrices
Un style renaissance, Henri III, moyenâgeux.
Le début du raffinement avec la série des Louis
(Louis
XIV (14), Louis XV (15), Louis XVI (16)).
La rectitude napoléonienne avec le style Empire.
La peinture est toujours présente partout
Aux décorations souvent polychromes des hôtels
particuliers aristocrates, répondent les pastels et les
patines
des demeures bourgeoises.
Notre époque moderne s'attache de plus en plus au
mélange
des genres, mariant l'ancien et le moderne
Qui n'a jamais vu la belle commode Louis XV (15) dans un vaste salon
d'un loft High tech,?
Les corniches, et autres moulures en staff reviennent en force, et
redonnent à nos intérieurs trop souvent
standardisés par l'industrialisation de la construction, le
charme serein du bon goût
Alors que l'après guerre s'employait à produire
des
articles nouveaux, sans cesse renouvelés et toujours de plus
en
plus parfaits, lisses et sans défauts, chacun recherche
aujourd'hui tout au contraire l'objet qui a vécu, qui porte
en
lui les cicatrices de son usage où les défauts
subtiles
rehaussés par les reflets de la patine du temps qui donnent
une
légitimité à l'objet
Depuis des siècles la recette est pour ainsi dire
inchangée: quelques gouttes d'huile
(généralement
de lin, mais d'autres huiles, mêmes alimentaires sont tout
à fait convenables), quelques autres gouttes d'essence de
térébenthine et la base de travail est
prête
Il ne reste plus qu'à picorer de ci de là
quelques
couleurs
Il faut quand même reconnaître les avantages du
progrès, qui ne change pas les techniques fondamentales mais
permet d'optimiser certaines parties du travail
Par exemple, l'invention du siccatif permet de s'affranchir des temps
de séchage excessivement longs de la technique à
l'huile
Personnellement j'utilise du siccatif au cobalt de la marque Comus;
à condition de ne pas en mettre de trop sa couleur bleu
cobalt
(évidemment) n'influence pas la teinte du glacis
Dans la plupart de mes travaux le fond de base est une peinture laque
satinée
J'emploie, pour le temps où cela est encore légal
de la
laque glycéro (glycérophtalique est le terme
exact)
Refecto de chez Gauthier Seigneurie
Elle se tend bien, et elle est très solide (on peut donc
facilement effacer son travail à l'huile si on en est pas
satisfait
Pour avoir un aspect le plus lisse possible, idéalement il
convient d'appliquer cette laque glycéro au rouleau, sans
trop le charger, puis de le lisser avant qu'elle sèche, avec
un
spalter ou bien une brosse dite pouce (un numéro 8 ou plus
selon
les surfaces est très bien)
Évidemment je n'ai pas précisé, mais
cela semble
tellement fondamental, qu'avant toute application de peinture, la
surface est parfaitement lisse et sans défaut
Quand ce n'est pas le cas, c'est à dire que l'on ne
travaille
pas sur un support neuf, il convient de le préparer de
manière parfaite
C'est une tâche longue et fastidieuse, mais elle est
incontournable
La première opération consiste
généralement
au grattage de tout ce qui ne tient plus et s'écaille; ce
travail se faisant avec un outil métallique le plus souvent
Pour cette tâche j'utilise un vieux couteau de peintre (le
grand
public utilise généralement pour ce genre d'objet
le
terme de spatule), d'environ 7 centimètres de large, la lame
n'est pas trop souple pour ne pas fléchir aux
sollicitations, et
pas trop raide pour ne pas se prêter aux contours des
surfaces
à traiter
Les vieilles peintures, les anciens vernis qui se soulèvent,
sont facilement écaillés avec cette "spatule"
Il reste quand même deux points importants auxquels n'importe
quel bricoleur a été confronté dans
ses
activités
Tout d'abord les fissures; qu'il s'agisse de fissures dans le bois, ou
les murs et plafonds (donc sur un support le plus souvent à
base
de plâtre)
Ensuite il y a toutes les parties en creux et en bosses que l'on
rencontre sur les moulures (qu'il s'agisse de corniches, cimaises, aux
murs ou aux plafonds, en staff ou en bois, ou des portes plus ou moins
anciennes, et même des plinthes astragales et autres
stylobates)
Donc pour ces fissures à ouvrir et autres moulures
à
gratter il y a un outil formidable et pas très cher que l'on
trouve facilement dans tous les leroy Merlin
Castorama, bricomarché et autre welldom
Il s'agit d'un outil de la marque bahco
C'est un petit outil noir et orange, un simple manche en
composé
bi matières, à l'extrémité
duquel on fixe
avec une vis la partie grattoir de l'outil
Sur mon bahco (ah oui c'est suédois donc vous voyez
tout de
suite le niveau de qualité de cet outil) j'utilise
principalement la lame modèle 625 drop (goutte
en
français), qui est idéale pour les fissures (bois
ou
platre)
Mais j'ai aussi la lame modèle 625 pear (poire pour les non
anglophones) qui est très ressemblante à la 625
drop,
sauf que l'extrémité est arrondie et donc non
blessantes
pour les interstices de moulures et autres corniches
Ces lames sont en acier au carbure de tungstène, et sont
d'une
solidité incroyable
J'en ai cassée une seule au cours de ces dix
dernières
années
Heureusement maintenant dans tous les Leroy
Merlin Castorama, Bricomarché et autre
Weldom,
on trouve facilement ces lames de rechanges dont le prix est souvent
inférieur à dix (10) euros
Généralement le grand public, le particulier
bricoleur
néglige trop cette partie du travail consistant à
gratter
et ouvrir les fissures
Et quand il se résout à le faire, le grattage, et
l'ouverture des fissures est bien trop souvent timide très
timide
C'est une erreur classique, chacun croyant que moins on gratte plus il
sera facile de réparer
Certains même imaginent que le trou ou la fissure seront
facilement comblés par la peinture
Que nenni, c'est à peu près n'importe quoi
En fait le problème c'est que la fissure peut
apparaître
fine en surface, mais cacher en dessous un dommage beaucoup plus
conséquent
Donc si on se contente de ce que l'on voit, on ne fera que reculer
l'inéluctable récidive de la fissure
La fissure c'est le symptôme; or on ne soigne pas un
symptôme, mais une maladie ici un défaut
Comme dirait monsieur le latiniste "sublata causa tollitur effectus",
ce qui se traduit (pour les non latinistes) par "la cause
supprimée l'effet disparaît"
La fissure donc est la conséquence visible d'un mal plus
grave:
retrait de la peinture qui s'écaille, mouvement du mur ou du
plafond avec le platre qui craque, ou infiltration d'eau dans le
plâtre, on dit alors que le plâtre est
soufflé
Dans ce cas, un petite fissure peut cacher des trous béants,
et
le plâtre tombe alors en blocs
Tenez par exemple sur le site vous regarderez la réparation
de
la cage d'escaliers; au départ, il y a eu un
dégât
des eaux (un chéneau bouché en toiture)
L'eau s'est infiltrée dans le mur, le plâtre s'est
fragilisé selon les lignes de séchage de son
application,
et le bois de structure ayant gonflé a fait craquer le
platre
En surface donc une fissure ordinaire en quelque sorte; elle ne
dépassait pas trois millimètres de large, sur
moins d'un
mètre de long
avec mon grattoir bahco, ça a été un
vrai bonheur
d'ouvrir cette fissure, mais une surprise qui se passe de commentaire
(il suffit de regarder la photo)
Tout le plâtre est tombé en blocs
énormes, les
briques qui étaient scellées au plâtre
ne tenaient
plus bien entendu
Bon là vous vous dites comment on fait pour
réparer un
trou pareil
Reboucher la totalité avec du plâtre n'est pas une
bonne
idée; pour ceux qui ont déjà fait un
peu de
plâtre, celui-ci s'écroulerait sur
lui-même avant de
commencer sa prise
Utiliser de l'enduit de rebouchage n'est pas une solution
économique
Le plus simple consiste à boucher la plus grande partie du
trou
avec du papier journal
Eh oui c'est tout bête
Il suffit de froisser quelques feuilles, de la mettre en boules pas
trop serrées dans le trou
C'est qui va donner un fond, un support au plâtre ou
à
l'enduit
Dans le travail qui est en photo j'ai utilisé du
plâtre
Une première gâchée est
projetée sur le
papier journal
Pendant que cette gâchée initiale commence sa
prise, j'en
prépare une seconde en plus grande quantité
Quand le mélange plâtre eau est prêt, je
n'ai plus
qu'à appliquer mon plâtre sur la
première
gâchée; elle suffisamment ferme (pas
sèche) pour me
donner un support, et encore assez fraiche pour fusionner chimiquement
avec la seconde gâchée
Bon avec le plâtre la difficulté c'est le temps
d'ouverture qui n'est pas très grand
Si on ne travaille pas assez vite, la plâtre se durcit dans
l'auge, et il est bon à jeter; évidemment si on
l'utilise
trop tôt c'est de la flotte, il coule et ne tient pas
C'est pas pour rien qu'on dit faire une gâchée
Il est difficile pour ne pas dire impossible de ne pas en
gâcher
justement
L'avantage avec du plâtre c'est qu'au final, on peut bien le
serrer avec une taloche, si bien qu'avec un bon coup de main il n'y a
pas besoin de passer d'enduit de lissage, ni même de poncer
Bien entendu pour des fissures "normales", ou des trous même
de
plusieurs centimètres j'utilise un enduit de rebouchage
Généralement quand on est dans une
rénovation, les
surfaces sont déjà peintes
Aussi pour réparer trous fissures et autres
défauts, il
est préférable pour ne pas dire indispensable de
passer
ce que l'on appelle une impression universelle
C'est un produit qui ressemble à une peinture, mais son but
ce
n'est pas de peindre au sens couvrir d'une couleur, mais d'isoler le
support, afin de travailler sur une surface de fond saine
Donc on ouvre les fissures, les trous, on écaille la vieille
peinture qui ne tient plus, et on passe une couche d'impression
universelle
Mon choix habituel d'impression universelle IMPRIMA de chez comptoir
Gauthier seigneurie
Un conseil: diluer cet imprima au white, car l'Imprima telle qu'elle
vendue est quand même trop grasse (épaisse)
Après 24h de séchage on passe à la
phase
rebouchage et réparations en tous genres, avec les enduits
Ce que le particulier bricoleur a un de mal à
intégrer,
c'est le fait qu'une belle réparation de fissure ou un beau
rebouchage de trou ne s'obtient pas en une seule fois
Il faut accepter l'idée de devoir passer, et repasser
plusieurs
fois
Ne dit-on pas que cent fois sur le métier il faut remettre
notre
ouvrage? Si le trou ou la fissure sont tout de même
très
gros je fais une première passe avec du map (ou MAP)
Pour les néophytes c'est un enduit colle, qui se
prépare
comme du plâtre, mais qui justement est très
adhésif
On utilise cela pour coller les grandes plaques de placo
J'ai pris l'habitude d'utiliser le mortier adhésif de la
marque Facilis que j'achète
chez
leroy
Merlin en sac de 25 kg
Cet enduit colle sèche assez vite, c'est là son
intérêt
Par contre comme il est très dur une fois sec, il se ponce
très mal; il ne faut donc pas en mettre ailleurs que dans le
trou ou la fissure à boucher
Si vous avez vraiment débordé, racler
l'excédent
avec un couteau de peintre large, et si nécessaire passer
une
éponge mouillée sur l'excédent
N'hésitez pas à renouveler le passage de
l'éponge
en la rinçant abondamment
Laisser le MAP prendre (on dit tirer, c'est dire qu'il durcit assez en
surface pour continuer le travail mais qu'il n'est pas sec à
cœur)
Une fois mon MAP Facilis chez Leroy
Merlin
dans
le trou ou la fissure assez sec ou ferme, je passe à la
phase
rebouchage de finition
Alors là j'ai un truc pour ne pas m'embêter avec
une
multitude d'enduits de toutes sortes
J'ai trouvé chez Agora (magasin revendeur de la marque
Tollens),
un enduit de rebouchage polyvalent d'excellente qualité
J'utilise du Rebmur cachet rouge
Il y aussi du rebmur cachet bleu, mais c'est trop fin et pas assez
adhésif
Le particulier trouvera ce produit plus cher que d'autres dans les gsb
(grandes surfaces de bricolage, comme les Leroy Merlin Casto Brico Dépôt
bricomarché
et autres weldom), mais au final vu sa qualité et sa
polyvalence ce REBMUR rouge est formidable
Les professionnels à qui sur chantier j'ai fait
découvrir
ce rebmur rouge sont tous totalement conquis
Pour le particulier, il y a aussi une chose intéressante,
c'est
que le Rebmur est vendu en petit conditionnement
Donc pas d'obligation d'avoir un sac de 25kg de REBMUR pour quelques
fissures
Attention ne cherchez pas le Rebmur ailleurs que dans les magasins
agora; seul le réseau des peintures tollens, distribue ce
REBMUR
Rouge
Entre autre qualités le rebmur rouge présente
l'avantage
de n'avoir pratiquement aucun retrait au séchage, de bien
garnir
le trou, de sécher rapidement tout en offrant un temps
d'ouverture (temps disponible pour le travail) d'environ deux heures
C'est pas la peine non plus faire un sac complet de rebmur en une seule
fois
Cet enduit est pourtant de rebouchage mais il a un grain
très
fin, et se ponce très bien
Il n'y a pas besoin de passer d'enduit de lissage
Il est tellement polyvalent qu'il m'est arrivé d'utiliser
cet
enduit Rebmur rouge pour coller des bandes à placo;
habituellement pour le collage des bandes papier sur le placo j'utilise
l'enduit spécial bandes à placo marque FACILIS
que l'on
trouve chez Leroy Merlin (excellent pour les
bandes à placo ce Facilis en sac vert de 25 kg et pas cher)
Évidemment que ce soit du MAP (Facilis sac jaune orange
chez Leroy
Merlin , du Rebmur rouge de chez Agora
TOLLENS, ou du Facilis Vert spécial bande à placo
de chez Leroy
Merlin , quand la réparation
à
effectuer est sur une partie en bois ce n'est pas possible d'utiliser
ces produits
Comme ces enduits (rebmur, map facilis jaune orangé, facilis
vert spécial bandes à Placo) sont des enduits
à
l'eau (acrylique), ne peuvent pas être utilisés
sur du
bois
En effet, il y aurait un phénomène de dilatation
retrait
du bois qui se concrétiserait par une craquelure tout autour
de
l'enduit
Pour réparer une fissure, un trou dans le bois il y a bien
entendu la pâte à bois
Bon là on entre dans le monde
l'ébénisterie
où le sens du mot secret prend toute sa dimension
Enfin cela concerne surtout les personnes qui veulent conserver le bois
apparent (juste teinté, lasuré, ciré
ou verni)
Dans ce cas c'est un peu le casse tête pour avoir une
pâte
à bois exactement de la même teinte que le bois
à
réparer, et cela d'autant plus que la couleur change au
séchage
De ce que je sais de la pratique des ébénistes
sur le
sujet, quand cela est possible ils utilisent de la ponce du bois
à réparer mélanger
généralement
à de la colle blanche (dite aussi colle vinylique)
Mais quand on doit réparer une partie en bois qui est peint
où qui va être peint, ce n'est pas la peine
d'utiliser de
la pâte à bois
Pour ceux qui ont déjà utilisé ce
genre de produit,
vous avec déjà remarqué, que c'est
hyper collant,
et que ça se ponce aussi facilement que d'un caillou, bref
la
pâte à bois pour le rebouchage avant peinture
c'est la
galère et c'est un produit que je n'utilise jamais
Non, ce que je préfère c'est l'enduit de
carrossier
C'est un enduit synthétique à base de
résines
polyester
Tous les bricoleurs connaissent la marque la plus connue de ce produit,
qui est le Syntofer
C'est une boite métallique avec une pâte blanche,
à
laquelle on ajoute le durcisseur qui est dans un petit tube vendue avec
la boite; on trouve ce produit sans aucune difficulté dans
toutes les G
S
B
(Grande Surface de Bricolage), mais je crois me souvenir en avoir
acheté une fois (en dépannage) chez Carrefour
Mais plus généralement, j'achète cet
enduit
polyester sous une autre marque que syntofer, chez mon fournisseur
habituel qui est Colorine
(bon je sais
l'inconvénient c'est que Colorine ce n'est
que
en Ile de France, mais l'avantage c'est qu'il y a plusieurs
magasins Colorine ,
que chez Colorine (www.colorine.fr) on
trouve tout ce qu'il faut pour le peintre professionnel ou amateur, en
plus chez Colorine ,
les prix sont très
corrects
Le produit est facile d'emploi, à séchage ultra
rapide
(10 à 15 minutes), se ponce bien, si bien qu'il facile et
rapide
de revenir plusieurs fois sur le trou ou la fissure à
réparer
Prévoyez de l'acétone pour le nettoyage des
outils
Petite astuce personnelle: pour le mélange pâte
polyester
et catalyseur je garde toujours quelques couvercles de pot de fromage
blanc, ils font un très bon support, facile à
transporter, et à jeter quand ils deviennent inutilisables
Pas d'acétone dessus pour les nettoyer, juste bien racler
avec
son couteau de peintre ou sa spatule
Ne pas penser ni espérer tout reboucher en une seule passe
Il faut au contraire procéder en plusieurs passes fines,
entre
coupées d'un très léger
ponçage (grain 120
ou 150), sans appuyer, en fait juste pour ébavurer les plus
grosses aspérités
Quand tout est parfaitement réparer le ponçage
final se
fait au grain fin de 220, voire 400 pour les plus perfectionnistes
Là on obtient une surface hyper lisse et plus douce qu'une
peau
de bébé
Ça y est une bonne partie du plus fastidieux est fait
Les fissures et autres défauts ont été
généreusement ouverts avec l'outil BAHCO et sa
lame
carbure de tungstène drop 625, selon le support c'est
rebouché avec du MAP FACILIS de chez Leroy
Merlin
puis du REBMUR Rouge de chez AGORA TOLLENS, et si
les défauts se situaient sur du bois tout est maintenant
réparé avec de l'enduit polyester bi composant
(SYNTOFER
en gsb comme Leroy
Merlin Castorama
bricomarché ou welldom, ou mieux encore la grande boite de
chez
Colorine (www.colorine.fr) en région parisienne)
Il reste la dernière étape: le ponçage
C'est fastidieux, et pénible, ça fait de la
poussière partout, et si comme moi vous êtes
porteur de
lentilles (je porte des menicon soft lens depuis presque 30 ans), la
poussière de ponçage c'est une horreur
Le port du masque n'est pas recommandé, il est obligatoire
Il n'y a pas de recette miracle, chacun trouvera la sienne, mais c'est
mission impossible que ne pas mettre de poussière de
ponçage partout dans le maison
Même portes fermées, on en met partout
Le pire c'est quand le ponçage se fait dans les
étages
supérieurs, la ponce retombe aux étages
inférieurs, et on met du blanc fin partout
Il y a de nouvelles solutions qui éviteraient tout ou partie
de
cet inconvénient
Il s'agit de cales à poncer aspirantes
J'ai vu ça chez mes fournisseurs habituel Agora tollens et
comptoir GAUTHIER
SEIGNEURIE
Ça ressemble à une cale à poncer
ordinaire, sauf
que celle ci se branche à un aspirateur standard, et utilise
un
abrasif poreux
Donc normalement quand on regarde la notice, la ponce est
aspirée avant de tomber
Je n'ai pas encore essayer, je n'ai donc pas d'avis
Par contre si c'est aussi efficace que l'aspiration
intégrée de mon électroportatif
Festool ça
serait un grand progrès dans le
ponçage
Ça fera l'objet d'un commentaire futur lorsque un essai
grandeur
aura été réalisé
Reste à savoir aussi ce que coûtent les abrasifs
qui sont
forcément spéciaux
Enfin, précision importante, même pour des
surfaces
importantes, le ponçage des parties enduites (rebmur ou
autre
enduit acrylique, ou polyester syntofer ou Colorine ,
ne se fait pas à la machine même avec du festool
Il n'y a que le mode manuel et l'huile de coude (pour ça je
n'ai
pas de fournisseur à vous conseiller)
Ne pas hésiter à changer de position, regarder de
face,
de côté, dessous, avec une lumière
rasante, penser
à passer une balayette régulièrement
Quand le ponçage concerne le plafond, penser à
allumer la
lumière du plafond justement pour mettre en
évidence les
éventuels défauts à
proximité du
plafonnier, et quand l'éclairage est dit indirect, vous avez
encore moins le droit à l'erreur ou à l'oubli
Attention tout de même à ne pas poncer trop fort
ce qui
créerait des défauts qui n'existaient pas
auparavant
Alors pour le ponçage j'ai essayé pas mal de
trucs
On se dit justement que le papier abrasif étant par
définition destiné à finir
à la poubelle,
autant acheter le moins cher
C'est une erreur
Je l'ai faite, une fois, en achetant un lot dit économique
chez
Brico Dépôt
Ah c'est sûr ce papier de verre de brico
dépôt
n'était pas cher, mais les feuilles s'encrassaient
à une
vitesse folle, et j'allais plus vite à remplir la poubelle
qu'à poncer mon mur
J'utilise maintenant du papier de verre de la marque 3M
Les lots 3m existent en panachage de grains différents, mais
aussi en paquet pour chaque grosseur de grain, et il y a même
des
paquets 3M de 10 feuilles (ce n'est jamais trop)
Cette marque est présente chez Leroy Merlin
(www.leroymerlin.fr); mais il y a aussi maintenant une nouvelle marque
dans cette GSB, il s'agit de Dexter, pas mal non plus (mais je continue
de préférer l'abrasif 3M, même pour
quelques
centimes de plus)
Tout comme le masque à poussière, je n'ai que du
3M:
fiable et solide
Voilà le ponçage terminé
Là c'est le début du bonheur
Reste quand même à passer l'aspirateur partout
(moi
j'utilise un FESTOOL CTL33 parce que l'on ne
pas faire de
peinture
proprement dans toute cette poussière de ponçage
Bien penser à passer un coup de balais doux sur les murs
pour
faire tomber la poussière
Ensuite avec l'aspirateur, même si c'est pas un festool,
commencer toujours par aspirer du haut en bas; c'est à dire
qu'il ne faut pas oublier les dessus de portes et de
fenêtres,
penser aussi à l'intérieur des
fenêtres, ensuite le
dessus des plinthes et autres stylobates, enfin le sol en insistant aux
angles, et derrière les tuyaux
La partie peinture proprement dite va pouvoir commencer
On est donc à ce stade en présence d'une surface
enduite
(totalement ou partiellement) avec du REBMUR de chez Agora Tollens ou
un autre enduit de votre choix (les particuliers utilisent souvent la
marque Toupret très présente chez les leroy
Merlin casto
et autres gsb, moi je n'ai rien contre,
ça ne me convient pas c'est tout, sauf pour le murex, mais
c'est
un autre sujet) et parfaitement poncée et
dépoussiérée
Si le choix de décoration est un papier peint, on peut se
contenter d'une impression universelle de blocage
La encore l'IMPRIMA de Gauthier Seigneurie est
parfaite, mais cette fois un
peu moins diluée
Par contre si la finition est une peinture glycéro,
l'imprima de Gauthier Seigneurie
n'est pas nécessaire
Par contre si la finition est une peinture acrylique, autrement
à l'eau, il est impératif de passer une
impression, et la
l'IMPRIMA de Gauthier Seigneurie
est parfaite
Pourquoi une impression glycéro avant une peinture
à
l'eau? Simplement parce que l'enduit (rebmur, toutpret, facilis ou
autre du même genre) est un enduit lui aussi à
l'eau
Donc il va agir comme un buvard, et boire la peinture acrylique
Là il se produira au moins un
phénomène (mais
généralement
ce sont les deux à la fois qui se produisent): soit il faut
passer trois couches, soit la peinture est tellement vite
absorbée par l'enduit qu'elle sèche hyper vite,
si bien
que l'on voit plein de traces (que l'on appelle les marques de
reprises)
Et dans le pire des cas, pour peu que l'on ait dilué un peu
trop
la peinture acrylique, il y a un phénomène de
détrempe de l'enduit, qu'il faut alors reponcer
après
séchage
Ici une petite parenthèse sur le miracle des peintures dites
monocouches
C'est effectivement un miracle ces peinture monocouches, parce que
c'est l'apparition de la vierge à Bernadette Soubireau
à
Lourdes: ça n'a marché qu'une seule fois
Ceux qui ont la foi choisiront une peinture monocouche et iront mettre
un cierge et feront une prière pour que le
résultat soit
au moins acceptable, les autres achèteront une peinture
moins
chère qu'une monocouche et ne dépenseront pas
d'argent
dans un cierge, et passeront deux couches
Une astuce pour une finition impeccable: malgré tous les
soins
que l'on peut apporter à l'application de l'enduit, puis au
ponçage, il y a toujours quelques endroits qui
échappent
à nos bons soins
Or c'est justement à la mise en peinture que tous ces petits
oublis se mettent en évidence
L'astuce consiste donc à passer une première
couche de
peinture (glycéro je le rappelle) mate, un peu
diluée
Une fois sèche, il est possible de repasser de l'enduit
là où ce serait nécessaire.
Ensuite, on met en finition: c'est du mat pas de problème
une
seule couche suffira en ayant au préalable traité
en
peinture la zone repassée à l'enduit, c'est du
satiné, une couche peut suffire, mais personnellement j'en
fais
deux quand même.
Et cela d'autant plus, que pour les décors que je
réalise, j'ai besoin d'un fond impeccable.
Voilà pourquoi j'emploie des produits de qualité,
comme
le rebmur rouge de tollens agora, et le REFECTO laque
glycéro
tendue de Gauthier Seigneurie .
Pour information, lorsque les plafonds restent en blanc, c'est le plus
souvent en finition mate aussi, et là j'utilise soit du
Perfecto
de Gauthier Seigneurie , soit de l'ORION que j'ai chez Colorine
en
région parisienne (mais c'est plus cher car c'est une
laque).
Pour les corniches, moulures, et rosaces, que je me fournis aussi bien
chez Staff
Décors que chez Laurent
et
Auberlet j'utilise directement le perfecto
mat de Gauthier
seigneurie, ou la refecto satinée de Gauthier Seigneurie, ou l'orion mate de
Colorine
dessus, mais toujours avec une
première couche bien diluée. Je dois ajouter pour
être complet que la fixation des corniches et autres
éléments en staff peut se faire avec
différents
enduits colle. Mais pour en avoir essayer plusieurs, je n'ai jamais
trouvé aussi efficace et facile de mise en oeuvre que
l'enduit
cellulosique Rualaix RX106.
Qui plus est bien qu'étant un produit technique, il est bien
moins cher que d'autres produits dit standards. En tous cas,
éviter d'utiliser du MAP pour coller du staff. En effet, le
MAP,
qui cet enduit colle que l'on utilise pour coller les plaques de
plâtre, a une fâcheuse tendance au
désèchement et fini par devenir cassant en
perdant son
pouvoir collant.
C'est alors que commence le travail proprement de peinture
décorative. L'expression pourrait sembler être un
pléonasme, car n'envisage que la peinture être
autre chose
que décorative.
En effet, quiconque s'adonne aux joies de la peinture le fait dans le
but d'améliorer sa décoration.
Preuve supplémentaire s'il en était besoin, que
peinture
et décors sont intiment liés,
éternellement
indissociables.
En fait le travail du peintre en décors, commence
là
où s'arrête celui du peintre dit en
bâtiment. Les
techniques évoquées
précédemment, relatives
à ce qu'il est d'usage d'appeler la préparation
des
fonds, relèvent normalement du peintre en
bâtiment.
Le peintre en décors, est une discipline à part
entière.
Cette activité était commune et très
prisée
jusqu'au début du 20ème siècle.
Les entreprises de peintures étaient alors
composées d'un
très grand nombre d'employés.
Chacun y avait sa spécialité.
Le peintre en décors, est un homme (ou une femme
d'ailleurs),
qui maîtrisent des techniques ancestrales permettant de
produire
des effets divers avec peu de moyens.
La combinaison des effets, permet ainsi de reproduire et d'imiter des
matières.
Par exemple, avec peu de moyens techniques, il est assez facile pour un
peintre en décors de reproduire sur une surface blanche et
lisse, une apparence de bois.
Alors oui, comme chacun se pose la question, pourquoi faire en
peinture une imitation, ou une reproduction de bois, alors qu'il serait
aussi simple d'utiliser du vrai bois?
Eh bien la réponse, est justement dans le
matériau pour
cet exemple.
Tout le sait, le bois travaille comme on dit.
Donc pour permettre à cette noble matière de
franchir les
ans, et subir sans dommages les agressions du temps, il faut le
protéger.
Aux cires ancestrales, sont venus s'ajouter les vernis.
Mais leurs capacités protectrices ne sont pas
éternelles,
et sans cesse il faut répéter l'application.
C'est un peu comme le principe de la crème solaire; il faut
répéter l'application.
Il faut donc cirer très régulièrement,
et
très souvent un bois, pour le nourrir et donc le
protéger.
Alors quand le bois est celui d'une porte d'entrée dont une
face
est à l'extérieur et l'autre à
l'intérieur,
il faut être prévenant.
La protection par une cire, ou une huile dure, reste une
opération fastidieuse, puisque fréquente.
Certes le bois conserve alors un aspect doux et satiné tant
à l'œil qu'au toucher.
Mais au prix d'efforts répétés.
Les progrès du XXème siècle ont permis
la
création des vernis glycero (glycérophtalique est
le
terme exact).
Pour ce genre de produit, mon fournisseur de prédilection
est Colorine à Paris et ile de france,
chez
qui je
me procure les vernis de la marque Sikkens.
Cependant, même avec des vernis de qualité, ceux
que
fabrique sikkens, un bois n'est pas protégé
éternellement.
Il faut revernir régulièrement. Bien entendu pas
aussi
souvent que la cire.
Si la durée de vie d'un vernis est de plusieurs
années
(avec un bon produit comme ceux de SIKKENS
que j'utilise), refaire un vernis
sur un bois (souvent une porte), oblige au ponçage.
Comme pour les murs et plafonds, le ponçage d'une porte est
quelque chose de fastidieux et long.
Et si l'on de retire pas toutes les anciennes couches de vernis, la
nouvelle couche de vernis neuf, même du Sikkens
ne
fera pas
de
miracle.
Alors grâce aux techniques de peinture décorative,
il est
possible de s'affranchir de ces difficultés d'entretien du
bois.
Restons sur l'exemple d'une porte d'entrée, et prenons
même un exemple plus précis, celui des portes
cochères que l'on voit fréquemment dans les
grandes
villes.
Tenez à Paris, il y en a beaucoup, mais il y en a dans
toutes
les grandes villes.
J'en ai vu, certes en moindre quantité que dans la capitale
française, à Marseille, à Lyon,
à Bordeaux,
à Rennes, à Lille bien sûr,
à Strasbourg,
Versailles, évidemment Rouen et le Havre, et même
à
Evreux.
Et bien la plupart de ces portes cochères, qui sont bien
entendu
en bois, sont peintes en faux bois.
En peignant une porte en bois, on peut facilement corriger les
défauts d'aspects.
On masque ainsi un nœud disgracieux, on bouche un trou, une
rayure, une fissure, avec un enduit.
Les enduits polyester cités
précédemment, Syntofer
qu'on trouve en grande surface de bricolage comme les leroy
Merlin, casto, et bricomarché, ou celui que je
me
procure chez Colorine , sont bien entendu parfaitement
adaptés.
Mais pour un usage extérieur, beaucoup de peintres utilisent
des
enduits gras, ou des enduits mixtes.
Cela m'arrive aussi, lorsqu'il faut couvrir, ou égaliser une
assez grande surface.
Les enduits polyester sont à réserver aux petites
surfaces.
Donc pour les plus importantes, l'enduit mixte (j'utilise l'enduit
mixte de rebouchage de chez SIKKENS) est très bien.
Et lorsque la finition de la porte est une simple peinture brillante,
sans faux bois donc, le peintre utilise un enduit gras.
L'enduit gras est difficile d'application pour le particulier;
ça demande un coup de main, même avec un
très bon
produit comme l'enduit gras à laquer de chez Comus, que
j'utilise.
Donc voici notre belle porte cochère, qui n'est pas
forcément exempte de défauts et autres dommages.
Avec l'enduit mixte de sikkens, et l'enduit bi composant polyester de
Colorine ,
type Syntofer, on prépare la
surface
pour la rendre la plus lisse possible.
Ensuite on retrouve l'inévitable étape de
ponçage.
Ici, la dureté de l'enduit, permet
l'utilisation de l'électroportatif festool notamment.
Et je vous avoue que le couple DTS 400 et Rotex125 de chez FESTOOL,
est
magique pour obtenir un travail de qualité, et rapidement.
En plus comme la DTS 400 et la Rotex125 se connectent directement
à l'aspirateur festool CTL 33, il n'y a quasiment
aucune
poussière.
Reste quand même quelques petits endroits à finir
à
la main. Bien entendu, l'abrasif 3M fait parfaitement l'affaire.
Il est préférable de passer une couche
d'impression
universelle, ou spéciale bois. L'imprima de Sigmakalon plus
connu comme étant le comptoir Gauthier
Seigneurie , toujours un peu diluée est
parfaite.
Ensuite seulement, on passe deux couches de peinture satinée
(comme je le disais plus haut personnellement j'utilise la laque
glycéro Refecto de Sigmakalon plus connu comme
étant le
Comptoir Gauthier
Seigneurie .
Pour faire une imitation de chêne, la couleur est un beige
ocre.
Éviter de choisir une couleur trop foncée.
En effet c'est cette peinture qui apparaîtra par transparence
pour donner l'effet bois.
La peinture, ou la laque satinée enfin sèche
après
deux couches, est enfin prête pour réaliser le
décor de faux bois.
Les plus perfectionnistes pourront toujours faire un ponçage
préalable à l'eau avec un papier abrasif de
carrossier
grain 800 ou 1000, afin d'avoir une surface hyper lisse.
On arrive donc à la phase réalisation du faux
bois
proprement dite.
La première étape consiste en la
réalisation du
glacis traditionnel à l'huile.
Il suffit de mélanger un volume d'huile lin avec deux
volumes
d'essence de térébenthine. On trouve facilement
ces
ingrédients dans les G.S.B. comme Leroy
Merlin et Castorama.
Chez Sigmakalon plus connu comme étant le Comptoir Gauthier Seigneurie vous pouvez vous fournir aussi.
Mais personnellement je prends toujours mon huile de lin chez Colorine .
La raison en est simple, chez Colorine je choisis une
huile de lin clarifiée.
Elle est de couleur très pâle, contrairement
à ce
que l'on trouve chez Leroy
Merlin
Casto et
même Sigmakalon plus connu comme étant le
Comptoir Gauthier
Seigneurie ,
où l'huile
de
lin a un peu la couleur d'huile de vidange.
À ce stade vous avez un liquide très fluide et
transparent.
Il va falloir lui donner la couleur désirée pour
faire du
faux bois.
Deux possibilités s'offrent à vous. La
première
est la plus difficile à maîtriser.
Elle consiste simplement à mélanger au glacis des
couleurs de peinture à l'huile que l'on trouve
généralement dans les magasins de beaux arts.
Sur ces couleurs dites pour artistes, personnellement j'utilise ceux de
la marque Lefranc Bourgeois.
Ce n'est pas un choix exactement, mais une opportunité,
puisque Colorine chez qui je me fournis, distribue aussi
ces
tubes de couleurs pour artistes.
Oui, mais quelles couleurs utilisées?
La couleur de base, es compose d'un mélange de deux terres:
terre de sienne brûlée et terre d'ombre
brûlée.
Cela dans la proportion de deux tiers de la première pour un
tiers de la seconde.
Mais, le mélange des couleurs avec le glacis demande un
petit
apprentissage. Ça fera l'objet d'une explication future.
En vérité, la coloration traditionnelle du glacis
se fait
avec les couleurs citées (terre d'ombre
brûlée et
terre de sienne brûlée), mais sous forme de
poudre.
Là encore Colorine peut vous fournir.
Sinon
là encore adressez vous à un magasin de
fournitures pour
beaux arts.
Généralement dans ces magasins, vous trouverez
ces
pigments naturels dans des petites boîtes en plastique
transparentes.
Et le plus souvent ce sera la marque Sennelier. Ce sont d'excellents
produits. Mais ils n'ont pas la réputation d'être
bon
marché.
Ne vous fiez pas à la petite taille des boîtes. Il
y en
aura bien assez.
Ajoutez donc à votre glacis, ces teintes en poudre, toujours
dans la même proportion.
Évidemment le dosage n'est pas facile; c'est là
que l'on
commence à pénétrer dans le
côté
artistique
de la peinture décorative.
Il faut mettre suffisamment de pigments pour avoir une teinte correcte,
et un glacis qui se tient bien.
Bien entendu si vous mettez trop de ces pigments de terre d'ombre
brûlé et de terre de sienne
brûlée, vous
allez obtenir une espèce de pâte totalement
inutilisable.
Le mélange doit rester fluide, mais pas liquide comme de
l'eau.
Procéder par quelques essais.
Bon disons que maintenant votre glacis est correctement
teinté,
et avec la bonne fluidité.
Vous ajoutez maintenant quelques gouttes de siccatif Comus. Une autre
marque est toute aussi possible.
Attention, quelques gouttes, ça veut vraiment dire quelques
gouttes.
Vous avez maintenant besoin de trois brosses (le particulier appelle
ça un pinceau).
Une première brosse dite pouce, qui va rester dans le pot de
glacis, et qui ne servira qu'à le mélanger; donc
pas trop
grosse.
Une seconde brosse pouce, en général une
numéro 6
ou 8 (sur la base de la numérotation utilisée par
les
brosses la marque Roulor que j'utilise).
Cette seconde brosse va vous servir à étaler le
glacis
sur votre porte.
Enfin, il vous faut une brosse plate, fine et large qui s'appelle un
spalter.
Une largeur de 100 ou 120 est parfaite.
C'est parti; pour le faux chêne.
Mélanger bien votre glacis avec la première
brosse, et
laissez la dedans.
Trempez un tout petit peu la seconde brosse pouce dans le glacis.
Vraiment un tout petit peu.
Étalez le glacis avec votre brosse sur la porte.
C'est stupéfiant la surface que vous allez pouvoir teinter
avec
si peu de glacis.
Il faut bien tirer dans tous les sens, n'avoir qu'une couche fine.
Cherchez simplement à avoir une certaine unité de
couleur.
Qu'il n'y ait pas des zones trop foncées et d'autres trop
claires.
Bien entendu si vous prenez trop de glacis sur votre brosse, vous allez
vous rendre compte de votre bêtise; ça va couler.
Ça y est je suis certain que vous commencez à
comprendre
le principe.
Pour ceux qui connaissent un peu Photoshop, la technique ressemble en
tous points à celle du masque de fusion.
Disons que cette couche de glacis, c'est comme un calque qui va
fonctionner en masque de fusion version Photoshop.
Vous avez étalé le glacis partout sur la porte.
Le
siccatif qui est dans le glacis commence à
réagir.
Le glacis commence son séchage; on dit qu'il commence
à
tirer.
Rassurez vous vous avez de très longues minutes devant vous
pour
travailler votre décor de faux bois.
Il serait bien difficile et fastidieux d'expliquer ici comment
procéder pour dessiner en détail ce que l'on
appelle la
ronce du chêne.
Aussi, je vous propose l'exercice simple de la réalisation
de ce
qui s'appelle du bois de fil.
Votre glacis est donc étalé sur la porte, il y a
forcément des traces de brosses.
C'est normal, et de toutes façons inévitable.
Prenez maintenant votre brosse plate et large, le spalter.
Vous allez uniformiser votre glacis dans le seul sens vertical.
Vous devez obtenir une couleur presque uniforme sur la porte.
Vous constatez bien entendu qu'un glacis ce n'est pas une peinture.
Le glacis ne cache pas la couleur qui est en dessous.
C'est là tout le principe.
Avec un chiffon propre et sec, en coton de
préférence,
essuyer bien votre spalter.
Attention, vous allez vivre un grand moment.
Vous allez poser votre spalter à plat sur le haut de la
porte.
C'est à dire que les poils du spalter doivent toucher le
glacis
sur leur plus grande longueur.
Maintenez bien appuyé le spalter dans cette position.
Descendez doucement en maintenant appuyé. Faites attention
à bien rester vertical, et ne pas onduler.
C'est beau n'est-ce pas.
Vous venez de réaliser votre premier décor de
faux bois.
Ça y est vous comprenez ce phénomène
de
transparence des couleurs.
Vous avez devant ce glacis qui avec votre spalter a pris la forme de
minuscules traits fins.
Et derrière, on retrouve la couleur de la laque
glycéro
Refecto de Sigmakalon plus connu comme étant le Comptoir
Gauthier Seigneurie (www.toutpourlepeintre.fr).
Pas de manière uniforme, puisque votre glacis est
teinté
avec des pigments Sennelier, il y a toutes ces
irrégularités qui commencent à donner
du vrai
à votre bois.
Si cela ne marche comme vous le voulez du premier coup, ce n'est pas
grave.
Prenez un chiffon, essuyez toute votre porte et recommencez.
Attention dans ce cas, il faut vraiment ne pas mettre beaucoup de
glacis, parce que votre porte est déjà grasse.
Vous avez compris la technique de base.
Aller une petite variante qui donnera du naturel.
Lorsque vous en êtes à l'étape du
spalter à
plat, vous aller essayer un mouvement particulier.
Ce mouvement simulera le départ d'un nœud du bois.
Vous commencez toujours par le haut, le spalter bien à plat.
Puis quand vous le déciderez dans votre descente, vous aller
faire pivoter un tout petit peu une extrémité du
spalter.
Par exemple pour être plus explicite, vous allez, tout en
descendant, faire pivoter le
côté
droit du spalter, d'un angle d'environ deux secondes vers le bas.
C'est à dire à peu près justement
l'espace que
parcourt la trotteuse de votre montre pendant deux secondes.
Le côté droit du spalter pivote avec comme centre
de
rotation le côté gauche.
Si tout se passe correctement vous devez obtenir une forme de virage
compressé sur le côté gauche des traces
laissées par le spalter.
Vous avez les bases.
Pour parvenir à réaliser un faux bois qui semble
aussi
vrai que le naturel, il y encore bien d'autres techniques à
maitriser.
C'est justement le travail du peintre en décors, que de
connaître ces techniques.
Je suis certain maintenant, que dans les grandes villes, et notamment
les capitales régionales, vous allez observer d'un peu plus
près les portes cochères d'immeuble.
Pour les normands, où toutes les personnes qui passeraient
par
rouen, en normandie, vous pouvez facilement voir un bel exemplaire dans
le centre ville.
Rendez vous rue ganterie. C'est une petite rue qui commence
à la
rue jeanne d'arc à rouen.
En vous dirigeant vers la gare de Rouen par la rue jeanne d'arc (vous
avez donc la Seine dans le dos), remontez jusqu'au palais de justice.
Continuez tout droit.
Une trentaine de mètres avant la rue jean Lecanuet (c'est la
rue
qui vous mènera à la mairie), vous avez une
intersection
avec deux rues.
Sur votre gauche c'est la rue des Bons Enfants, avec le charme
médiéval de ses vieilles bâtisses
à
colombage.
Juste en face de la rue des Bons Enfants, sur votre droite donc, c'est
la rue Ganterie.
Et là, quelques mètres seulement au
début de cette
rue Ganterie de Rouen, vous pouvez admirer un faux bois sur porte
cochère.
À Paris, vous avez de très nombreuses
entrées
d'immeubles qui sont ornées de porte en faux bois.
De mémoire près de St Lazare, dans le bas de la
rue du
Rocher il y en a quelques unes.
Mais il me semble me souvenir qu'il y en a davantage rue de Berry dans
le 8ème arrondissement, et dans le 17ème
arrondissement
dans le secteur péreire et parc Monceau.
Vous savez donc maintenant en quoi consiste une partie du travail d'un
peintre en décors.
Et ce qui est valable pour le bois l'est bien entendu pour le marbre ou
la pierre.
Eh bien tenez puisque vous êtes à Rouen, reprenez
la rue
Jeanne d'Arc.
Cette fois en descendant, donc face à la Seine.
Une fois franchi le carrefour avec la rue du Gros Horloge, vous avec
sur votre droite une pharmacie.
Continuez un peu, et vous avez l'entrée des bureaux d'une
banque
au logo bleu et blanc.
Juste avant l'entrée de la banque elle même, il y
a une
autre entrée avec un petit hall.
Observez ce hall. Sans y entrer. C'est interdit, mais on voit
parfaitement de l'extérieur.
Elle est belle cette pierre de taille.
On se dit que le maçon qui l'a posée
était
drôlement costaud.
Regardez d'un peu plus près.
Vous ne remarquez rien?
Eh, bien oui ce n'est pas de la pierre.
C'est effectivement de la peinture.
Vous comprenez tout l'intérêt du travail d'un
peintre en
décors.
C'est évident beaucoup plus économique d'imiter
l'aspect
et la couleur de la pierre, que de poser de la vraie.
Et c'est tout de même plus facile.
Alors pour la pierre, et le marbre, vous comprenez bien que
l'intérêt de la reproduction de ces
matières
minérales répond au critère
économique.
Dans les maisons cossues, vous avez souvent remarqué la
présence de belle cheminée
en marbre.
Elles sont généralement faites de vrai marbre.
Sauf pour les panneaux de chaque côté.
Observez un peu, et vous verrez que ce n'est qu'un plâtre
peint
et déguisé en faux marbre.
Simple, rapide et économique.
Et puis avec la peinture, et ces glacis, on peut imiter et reproduire
tous les marbres, partout.
Vous imaginez combien couterait une porte toute moulurée en
vrai
marbre?
Une fortune, et même un peu plus.
Bon d'accord, on ne voit pas bien l'intérêt d'une
porte en
marbre à la base.
Mais tout à l'heure sur votre porte, au lieu de faire un
faux
chêne, on pouvait faire un faux marbre.
Et bien là, c'est souvent derrière ces portes
cochères d'immeubles de nos grandes capitales
régionales,
que vous allez découvrir du vrai faux marbre.
Les entrées, les cages d'escaliers regorgent de faux
marbres.
Que ce soit en panneaux avec des moulures, ou parfois seulement les
plinthes ou stylobates.
Vous en verrez partout et facilement.
Tenez, je vais trahir un secret de polichinelle.
Il vous est peut être arrivé un jour en zappant
avec votre
télécommande de TV, de tomber sur la chaine
parlementaire.
Sinon, vous avez peut être entre aperçu un
reportage au
journal de 20h, qui se passait à l'Assemblée
Nationale.
Vous situez à peu près les lieux.
Une immense salle, l'hémicycle, les
députés
répartis en arc de cercle.
Au centre le Président de l'Assemblée Nationale,
organise
les débats, depuis son perchoir.
Juste en dessous, les députés, ou les membres du
gouvernement viennent exposer au micro leurs propos.
C'est souvent ce plan scénique que la caméra vous
montre.
Vous avez remarqué comme l'endroit est beau, chic, et fait
riche.
Eh bien, ce beau marbre que vous apercevez derrière tel ou
tel
député ou ministre ou secrétaire
d'état qui
s'exprime, c'est du faux.
En d'autres termes ce beau marbre, ce n'est que de la peinture.
Au château de Versailles, au musée du Louvre, et
plein
d'autres endroits tout aussi célèbres vous verrez
du faux
marbre.
Le bois, la pierre, le marbre, voilà
déjà pas mal
de choses pour le peintre en décors.
La peinture décorative ne se limite pas seulement
à ces
trois matières.
Le peintre en décors est aussi un spécialiste de
la
patine.
Vous savez cette technique qui permet de donner l'aspect de l'ancien
à quelque chose de presque neuf.
Pour les patines, les techniques sont plus variées.
Celle du travail avec des glacis à l'huile comme vous savez
le
faire maintenant est une base générale.
Mais chaque peintre en décors a ses recettes personnelles
secrètes.
Je veux bien partager une des miennes avec vous.
Pour donner un aspect vieilli à un meuble par exemple, dans
votre glacis à l'huile de tout à l'heure,
remplacez les
terres par du bitume de judée.
Bon je ne vais tout vous dire non plus.
À vous de chercher un peu.
Dans l'activité de peintre en décors, il y a
aussi toute
la partie filage.
Derrière ce terme ce cache simplement la technique
permettant de
tracer les traits doits avec de la peinture ou du glacis.
Jusqu'au début du 20ème siècle, toutes
les
entreprises de peintures étaient composées de
peintre en
décors.
Sauf que le travail y était scindé en
spécialités.
Il y avait un employé spécialiste du faux bois.
Un autre, ou plus bien sur, pour les faux marbres.
Tous savaient faire de la patine.
Mais seulement un ou deux étaient dévolu au
filage.
Ils passaient leurs journées à tracer des lignes
avec
leur règle et leur brosse biseautée.
Aujourd'hui, le peintre en décors est polyvalent et multi
compétences.
Certains exercent leurs talents dans le cinéma, les
théâtres, ou sur les plateaux de
télévision.
Les techniques de base sont à peu près les
mêmes,
cependant le résultat à obtenir est une imitation
qui
colle aux impératifs de la caméra.
Si bien qu'en général l'imitation est beaucoup
plus
grossière.
L'objectif de la caméra absorbant beaucoup de
détails, ce
n'est donc pas la peine de perdre du temps à les
réaliser.
Enfin, autre raison pour ne pas perdre de temps, c'est le
côté éphémère de
ces décors.
Il y a d'autres techniques, notamment avec l'informatique, qui mettent
en péril l'activité des peintres en
décors.
Pas seulement dans le monde du spectacle, d'ailleurs.
Au fil des pages de ce site, vous découvrirez quelques uns
de
mes travaux.
Bonne visite.
Il me reste simplement à éclaircir un point de
détails.
C'est celui du terme décopicturaliste.
Si vous cherchez dans un dictionnaire, vous ne trouverez aucun
décopicturaliste.
Et pour cause, je suis l'inventeur de ce mot.
J'ai créé ce terme, qui est
protégé par un
copyright, pour lever une ambiguité de
compréhension.
Lorsque je disais à quelqu'un que je suis peintre en
décors, aussitôt mon interlocuteur pensait
cinéma,
spectacle.
Il me fallait justement expliquer que mon métier ce
n'était pas ça.
Mais que mes clients sont des particuliers, des commerçants,
d'autres artisans peintres qui ne connaissent pas mes techniques.
Or comme mon activité consiste à
réaliser des
décors avec des techniques picturales, le terme de
décopicturaliste est venu immédiatement.
Au final, comme le mot n'existe pas, personne ne le connaît.
Si bien que je dois continuer à expliquer en quoi
ça
consiste.
La petite différence, c'est qu'à
l'énoncé
du mot décopicturaliste, cela suscite étonnement
et
curiosité.
Cela évite les a priori.
Et puis conséquence intéressante avec internet
aujourd'hui, c'est que dans les moteurs de recherches si vous tapez
décopicturaliste, je suis le seul.
Évidemment au départ il faut avoir
l'idée de taper
décopicturaliste.
Maintenant qui sait peut être qu'un jour que ce terme sera
reconnu.
Tout le monde saura ce que décopicturaliste veut dire.
Aller je vous fais une promesse, si ce terme de
décopicturaliste
entre dans le langage courant, j'abandonnerai tous mes droits
liés au copyright à une œuvre
caritative.
On en est pas là.