art & decors
art & decors
anglais
English version will be available soon
art & decors art & decors
français
Sonnez et entrez
art & decors
































Depuis la nuit des temps l'Homme a cherché à matérialiser une expression de lui même ou de ce qui l'entoure. Ainsi les peintures rupestres sont-elles le plus ancien témoignage de cette volonté. Ce qui au premier abord aurait pu apparaître comme des tâches insignifiantes sur quelques rochers s'avère aujourd'hui être des signes précieux de la vie de nos ancêtres. De la suie, quelques terres rouges occises, du sang, et quelques gouttes d'eau suffisaient pour imprimer la roche. Observons au passage qu'il s'agissait donc d'une peinture acrylique, puisque le solvant principal était de l'eau. Les siècles passent, le principe reste. La peinture ce n'est rien d'autre qu'un peu de couleur que l'on dépose de ci de là. Les recettes sont souvent les mêmes, mais les combinaisons sont infinies. Puis la science, la chimie se sont emparées ce qui est considéré depuis des lustres comme un art. Peu importante la substance pourvu que l'on ait l'ivresse de la beauté Qui aujourd'hui pourrait imaginer vivre dans un monde sans peinture, où le néant serait le seul décor? Le papier peint n'est qu'une déclinaison industrielle de la peinture La technique reste toujours basé sur le même principe de déposer sur un support quelques tâches de couleurs qui les unes à côté des autres finissent par former un décor Bien entendu, les temps changent, les goûts et les modes aussi Il y a eu les modes minimalistes qui laissaient tout en blanc, dont unanimement chacun finit par se lasser. Puis les délires hippies dont l'exubérance étouffe l'espace. Le baroque surchargé voire excentrique. Le classique toujours empreint de symbolique, et d'immortalité, et l'art déco aux courbes novatrices Un style renaissance, Henri III, moyenâgeux. Le début du raffinement avec la série des Louis (Louis XIV (14), Louis XV (15), Louis XVI (16)). La rectitude napoléonienne avec le style Empire. La peinture est toujours présente partout Aux décorations souvent polychromes des hôtels particuliers aristocrates, répondent les pastels et les patines des demeures bourgeoises. Notre époque moderne s'attache de plus en plus au mélange des genres, mariant l'ancien et le moderne Qui n'a jamais vu la belle commode Louis XV (15) dans un vaste salon d'un loft High tech,? Les corniches, et autres moulures en staff reviennent en force, et redonnent à nos intérieurs trop souvent standardisés par l'industrialisation de la construction, le charme serein du bon goût Alors que l'après guerre s'employait à produire des articles nouveaux, sans cesse renouvelés et toujours de plus en plus parfaits, lisses et sans défauts, chacun recherche aujourd'hui tout au contraire l'objet qui a vécu, qui porte en lui les cicatrices de son usage où les défauts subtiles rehaussés par les reflets de la patine du temps qui donnent une légitimité à l'objet Depuis des siècles la recette est pour ainsi dire inchangée: quelques gouttes d'huile (généralement de lin, mais d'autres huiles, mêmes alimentaires sont tout à fait convenables), quelques autres gouttes d'essence de térébenthine et la base de travail est prête Il ne reste plus qu'à picorer de ci de là quelques couleurs Il faut quand même reconnaître les avantages du progrès, qui ne change pas les techniques fondamentales mais permet d'optimiser certaines parties du travail Par exemple, l'invention du siccatif permet de s'affranchir des temps de séchage excessivement longs de la technique à l'huile Personnellement j'utilise du siccatif au cobalt de la marque Comus; à condition de ne pas en mettre de trop sa couleur bleu cobalt (évidemment) n'influence pas la teinte du glacis Dans la plupart de mes travaux le fond de base est une peinture laque satinée J'emploie, pour le temps où cela est encore légal de la laque glycéro (glycérophtalique est le terme exact) Refecto de chez Gauthier Seigneurie Elle se tend bien, et elle est très solide (on peut donc facilement effacer son travail à l'huile si on en est pas satisfait Pour avoir un aspect le plus lisse possible, idéalement il convient d'appliquer cette laque glycéro au rouleau, sans trop le charger, puis de le lisser avant qu'elle sèche, avec un spalter ou bien une brosse dite pouce (un numéro 8 ou plus selon les surfaces est très bien) Évidemment je n'ai pas précisé, mais cela semble tellement fondamental, qu'avant toute application de peinture, la surface est parfaitement lisse et sans défaut Quand ce n'est pas le cas, c'est à dire que l'on ne travaille pas sur un support neuf, il convient de le préparer de manière parfaite C'est une tâche longue et fastidieuse, mais elle est incontournable La première opération consiste généralement au grattage de tout ce qui ne tient plus et s'écaille; ce travail se faisant avec un outil métallique le plus souvent Pour cette tâche j'utilise un vieux couteau de peintre (le grand public utilise généralement pour ce genre d'objet le terme de spatule), d'environ 7 centimètres de large, la lame n'est pas trop souple pour ne pas fléchir aux sollicitations, et pas trop raide pour ne pas se prêter aux contours des surfaces à traiter Les vieilles peintures, les anciens vernis qui se soulèvent, sont facilement écaillés avec cette "spatule" Il reste quand même deux points importants auxquels n'importe quel bricoleur a été confronté dans ses activités Tout d'abord les fissures; qu'il s'agisse de fissures dans le bois, ou les murs et plafonds (donc sur un support le plus souvent à base de plâtre) Ensuite il y a toutes les parties en creux et en bosses que l'on rencontre sur les moulures (qu'il s'agisse de corniches, cimaises, aux murs ou aux plafonds, en staff ou en bois, ou des portes plus ou moins anciennes, et même des plinthes astragales et autres stylobates) Donc pour ces fissures à ouvrir et autres moulures à gratter il y a un outil formidable et pas très cher que l'on trouve facilement dans tous les leroy Merlin  Castorama, bricomarché et autre welldom Il s'agit d'un outil de la marque bahco  C'est un petit outil noir et orange, un simple manche en composé bi matières, à l'extrémité duquel on fixe avec une vis la partie grattoir de l'outil Sur mon bahco (ah oui c'est suédois donc vous voyez tout de suite le niveau de qualité de cet outil) j'utilise principalement la lame modèle 625 drop (goutte en français), qui est idéale pour les fissures (bois ou platre) Mais j'ai aussi la lame modèle 625 pear (poire pour les non anglophones) qui est très ressemblante à la 625 drop, sauf que l'extrémité est arrondie et donc non blessantes pour les interstices de moulures et autres corniches Ces lames sont en acier au carbure de tungstène, et sont d'une solidité incroyable J'en ai cassée une seule au cours de ces dix dernières années Heureusement maintenant dans tous les Leroy Merlin  Castorama, Bricomarché et autre Weldom, on trouve facilement ces lames de rechanges dont le prix est souvent inférieur à dix (10) euros Généralement le grand public, le particulier bricoleur néglige trop cette partie du travail consistant à gratter et ouvrir les fissures Et quand il se résout à le faire, le grattage, et l'ouverture des fissures est bien trop souvent timide très timide C'est une erreur classique, chacun croyant que moins on gratte plus il sera facile de réparer Certains même imaginent que le trou ou la fissure seront facilement comblés par la peinture Que nenni, c'est à peu près n'importe quoi En fait le problème c'est que la fissure peut apparaître fine en surface, mais cacher en dessous un dommage beaucoup plus conséquent Donc si on se contente de ce que l'on voit, on ne fera que reculer l'inéluctable récidive de la fissure La fissure c'est le symptôme; or on ne soigne pas un symptôme, mais une maladie ici un défaut Comme dirait monsieur le latiniste "sublata causa tollitur effectus", ce qui se traduit (pour les non latinistes) par "la cause supprimée l'effet disparaît" La fissure donc est la conséquence visible d'un mal plus grave: retrait de la peinture qui s'écaille, mouvement du mur ou du plafond avec le platre qui craque, ou infiltration d'eau dans le plâtre, on dit alors que le plâtre est soufflé Dans ce cas, un petite fissure peut cacher des trous béants, et le plâtre tombe alors en blocs Tenez par exemple sur le site vous regarderez la réparation de la cage d'escaliers; au départ, il y a eu un dégât des eaux (un chéneau bouché en toiture) L'eau s'est infiltrée dans le mur, le plâtre s'est fragilisé selon les lignes de séchage de son application, et le bois de structure ayant gonflé a fait craquer le platre En surface donc une fissure ordinaire en quelque sorte; elle ne dépassait pas trois millimètres de large, sur moins d'un mètre de long avec mon grattoir bahco, ça a été un vrai bonheur d'ouvrir cette fissure, mais une surprise qui se passe de commentaire (il suffit de regarder la photo) Tout le plâtre est tombé en blocs énormes, les briques qui étaient scellées au plâtre ne tenaient plus bien entendu Bon là vous vous dites comment on fait pour réparer un trou pareil Reboucher la totalité avec du plâtre n'est pas une bonne idée; pour ceux qui ont déjà fait un peu de plâtre, celui-ci s'écroulerait sur lui-même avant de commencer sa prise Utiliser de l'enduit de rebouchage n'est pas une solution économique Le plus simple consiste à boucher la plus grande partie du trou avec du papier journal Eh oui c'est tout bête Il suffit de froisser quelques feuilles, de la mettre en boules pas trop serrées dans le trou C'est qui va donner un fond, un support au plâtre ou à l'enduit Dans le travail qui est en photo j'ai utilisé du plâtre Une première gâchée est projetée sur le papier journal Pendant que cette gâchée initiale commence sa prise, j'en prépare une seconde en plus grande quantité Quand le mélange plâtre eau est prêt, je n'ai plus qu'à appliquer mon plâtre sur la première gâchée; elle suffisamment ferme (pas sèche) pour me donner un support, et encore assez fraiche pour fusionner chimiquement avec la seconde gâchée Bon avec le plâtre la difficulté c'est le temps d'ouverture qui n'est pas très grand Si on ne travaille pas assez vite, la plâtre se durcit dans l'auge, et il est bon à jeter; évidemment si on l'utilise trop tôt c'est de la flotte, il coule et ne tient pas C'est pas pour rien qu'on dit faire une gâchée Il est difficile pour ne pas dire impossible de ne pas en gâcher justement L'avantage avec du plâtre c'est qu'au final, on peut bien le serrer avec une taloche, si bien qu'avec un bon coup de main il n'y a pas besoin de passer d'enduit de lissage, ni même de poncer Bien entendu pour des fissures "normales", ou des trous même de plusieurs centimètres j'utilise un enduit de rebouchage Généralement quand on est dans une rénovation, les surfaces sont déjà peintes Aussi pour réparer trous fissures et autres défauts, il est préférable pour ne pas dire indispensable de passer ce que l'on appelle une impression universelle C'est un produit qui ressemble à une peinture, mais son but ce n'est pas de peindre au sens couvrir d'une couleur, mais d'isoler le support, afin de travailler sur une surface de fond saine Donc on ouvre les fissures, les trous, on écaille la vieille peinture qui ne tient plus, et on passe une couche d'impression universelle Mon choix habituel d'impression universelle IMPRIMA de chez comptoir Gauthier seigneurie Un conseil: diluer cet imprima au white, car l'Imprima telle qu'elle vendue est quand même trop grasse (épaisse) Après 24h de séchage on passe à la phase rebouchage et réparations en tous genres, avec les enduits Ce que le particulier bricoleur a un de mal à intégrer, c'est le fait qu'une belle réparation de fissure ou un beau rebouchage de trou ne s'obtient pas en une seule fois Il faut accepter l'idée de devoir passer, et repasser plusieurs fois Ne dit-on pas que cent fois sur le métier il faut remettre notre ouvrage? Si le trou ou la fissure sont tout de même très gros je fais une première passe avec du map (ou MAP) Pour les néophytes c'est un enduit colle, qui se prépare comme du plâtre, mais qui justement est très adhésif On utilise cela pour coller les grandes plaques de placo J'ai pris l'habitude d'utiliser le mortier adhésif de la marque Facilis que j'achète chez leroy Merlin en sac de 25 kg Cet enduit colle sèche assez vite, c'est là son intérêt Par contre comme il est très dur une fois sec, il se ponce très mal; il ne faut donc pas en mettre ailleurs que dans le trou ou la fissure à boucher Si vous avez vraiment débordé, racler l'excédent avec un couteau de peintre large, et si nécessaire passer une éponge mouillée sur l'excédent N'hésitez pas à renouveler le passage de l'éponge en la rinçant abondamment Laisser le MAP prendre (on dit tirer, c'est dire qu'il durcit assez en surface pour continuer le travail mais qu'il n'est pas sec à cœur) Une fois mon MAP Facilis chez Leroy Merlin  dans le trou ou la fissure assez sec ou ferme, je passe à la phase rebouchage de finition Alors là j'ai un truc pour ne pas m'embêter avec une multitude d'enduits de toutes sortes J'ai trouvé chez Agora (magasin revendeur de la marque Tollens), un enduit de rebouchage polyvalent d'excellente qualité J'utilise du Rebmur cachet rouge Il y aussi du rebmur cachet bleu, mais c'est trop fin et pas assez adhésif Le particulier trouvera ce produit plus cher que d'autres dans les gsb (grandes surfaces de bricolage, comme les Leroy Merlin  Casto Brico Dépôt bricomarché et autres weldom), mais au final vu sa qualité et sa polyvalence ce REBMUR rouge est formidable Les professionnels à qui sur chantier j'ai fait découvrir ce rebmur rouge sont tous totalement conquis Pour le particulier, il y a aussi une chose intéressante, c'est que le Rebmur est vendu en petit conditionnement Donc pas d'obligation d'avoir un sac de 25kg de REBMUR pour quelques fissures Attention ne cherchez pas le Rebmur ailleurs que dans les magasins agora; seul le réseau des peintures tollens, distribue ce REBMUR Rouge Entre autre qualités le rebmur rouge présente l'avantage de n'avoir pratiquement aucun retrait au séchage, de bien garnir le trou, de sécher rapidement tout en offrant un temps d'ouverture (temps disponible pour le travail) d'environ deux heures C'est pas la peine non plus faire un sac complet de rebmur en une seule fois Cet enduit est pourtant de rebouchage mais il a un grain très fin, et se ponce très bien Il n'y a pas besoin de passer d'enduit de lissage Il est tellement polyvalent qu'il m'est arrivé d'utiliser cet enduit Rebmur rouge pour coller des bandes à placo; habituellement pour le collage des bandes papier sur le placo j'utilise l'enduit spécial bandes à placo marque FACILIS que l'on trouve chez Leroy Merlin  (excellent pour les bandes à placo ce Facilis en sac vert de 25 kg et pas cher) Évidemment que ce soit du MAP (Facilis sac jaune orange chez Leroy Merlin , du Rebmur rouge de chez Agora TOLLENS, ou du Facilis Vert spécial bande à placo de chez Leroy Merlin , quand la réparation à effectuer est sur une partie en bois ce n'est pas possible d'utiliser ces produits Comme ces enduits (rebmur, map facilis jaune orangé, facilis vert spécial bandes à Placo) sont des enduits à l'eau (acrylique), ne peuvent pas être utilisés sur du bois En effet, il y aurait un phénomène de dilatation retrait du bois qui se concrétiserait par une craquelure tout autour de l'enduit Pour réparer une fissure, un trou dans le bois il y a bien entendu la pâte à bois Bon là on entre dans le monde l'ébénisterie où le sens du mot secret prend toute sa dimension Enfin cela concerne surtout les personnes qui veulent conserver le bois apparent (juste teinté, lasuré, ciré ou verni) Dans ce cas c'est un peu le casse tête pour avoir une pâte à bois exactement de la même teinte que le bois à réparer, et cela d'autant plus que la couleur change au séchage De ce que je sais de la pratique des ébénistes sur le sujet, quand cela est possible ils utilisent de la ponce du bois à réparer mélanger généralement à de la colle blanche (dite aussi colle vinylique) Mais quand on doit réparer une partie en bois qui est peint où qui va être peint, ce n'est pas la peine d'utiliser de la pâte à bois Pour ceux qui ont déjà utilisé ce genre de produit, vous avec déjà remarqué, que c'est hyper collant, et que ça se ponce aussi facilement que d'un caillou, bref la pâte à bois pour le rebouchage avant peinture c'est la galère et c'est un produit que je n'utilise jamais Non, ce que je préfère c'est l'enduit de carrossier C'est un enduit synthétique à base de résines polyester Tous les bricoleurs connaissent la marque la plus connue de ce produit, qui est le Syntofer C'est une boite métallique avec une pâte blanche, à laquelle on ajoute le durcisseur qui est dans un petit tube vendue avec la boite; on trouve ce produit sans aucune difficulté dans toutes les G S B (Grande Surface de Bricolage), mais je crois me souvenir en avoir acheté une fois (en dépannage) chez Carrefour Mais plus généralement, j'achète cet enduit polyester sous une autre marque que syntofer, chez mon fournisseur habituel qui est Colorine  (bon je sais l'inconvénient c'est que Colorine  ce n'est que en Ile de France, mais l'avantage c'est qu'il y a plusieurs magasins Colorine , que chez Colorine (www.colorine.fr) on trouve tout ce qu'il faut pour le peintre professionnel ou amateur, en plus chez Colorine , les prix sont très corrects Le produit est facile d'emploi, à séchage ultra rapide (10 à 15 minutes), se ponce bien, si bien qu'il facile et rapide de revenir plusieurs fois sur le trou ou la fissure à réparer Prévoyez de l'acétone pour le nettoyage des outils Petite astuce personnelle: pour le mélange pâte polyester et catalyseur je garde toujours quelques couvercles de pot de fromage blanc, ils font un très bon support, facile à transporter, et à jeter quand ils deviennent inutilisables Pas d'acétone dessus pour les nettoyer, juste bien racler avec son couteau de peintre ou sa spatule Ne pas penser ni espérer tout reboucher en une seule passe Il faut au contraire procéder en plusieurs passes fines, entre coupées d'un très léger ponçage (grain 120 ou 150), sans appuyer, en fait juste pour ébavurer les plus grosses aspérités Quand tout est parfaitement réparer le ponçage final se fait au grain fin de 220, voire 400 pour les plus perfectionnistes Là on obtient une surface hyper lisse et plus douce qu'une peau de bébé Ça y est une bonne partie du plus fastidieux est fait Les fissures et autres défauts ont été généreusement ouverts avec l'outil BAHCO et sa lame carbure de tungstène drop 625, selon le support c'est rebouché avec du MAP FACILIS de chez Leroy Merlin  puis du REBMUR Rouge de chez AGORA TOLLENS, et si les défauts se situaient sur du bois tout est maintenant réparé avec de l'enduit polyester bi composant (SYNTOFER en gsb comme Leroy Merlin Castorama bricomarché ou welldom, ou mieux encore la grande boite de chez Colorine (www.colorine.fr) en région parisienne) Il reste la dernière étape: le ponçage C'est fastidieux, et pénible, ça fait de la poussière partout, et si comme moi vous êtes porteur de lentilles (je porte des menicon soft lens depuis presque 30 ans), la poussière de ponçage c'est une horreur Le port du masque n'est pas recommandé, il est obligatoire Il n'y a pas de recette miracle, chacun trouvera la sienne, mais c'est mission impossible que ne pas mettre de poussière de ponçage partout dans le maison Même portes fermées, on en met partout Le pire c'est quand le ponçage se fait dans les étages supérieurs, la ponce retombe aux étages inférieurs, et on met du blanc fin partout Il y a de nouvelles solutions qui éviteraient tout ou partie de cet inconvénient Il s'agit de cales à poncer aspirantes J'ai vu ça chez mes fournisseurs habituel Agora tollens et comptoir GAUTHIER SEIGNEURIE Ça ressemble à une cale à poncer ordinaire, sauf que celle ci se branche à un aspirateur standard, et utilise un abrasif poreux Donc normalement quand on regarde la notice, la ponce est aspirée avant de tomber Je n'ai pas encore essayer, je n'ai donc pas d'avis Par contre si c'est aussi efficace que l'aspiration intégrée de mon électroportatif Festool ça serait un grand progrès dans le ponçage Ça fera l'objet d'un commentaire futur lorsque un essai grandeur aura été réalisé Reste à savoir aussi ce que coûtent les abrasifs qui sont forcément spéciaux Enfin, précision importante, même pour des surfaces importantes, le ponçage des parties enduites (rebmur ou autre enduit acrylique, ou polyester syntofer ou Colorine , ne se fait pas à la machine même avec du festool Il n'y a que le mode manuel et l'huile de coude (pour ça je n'ai pas de fournisseur à vous conseiller) Ne pas hésiter à changer de position, regarder de face, de côté, dessous, avec une lumière rasante, penser à passer une balayette régulièrement Quand le ponçage concerne le plafond, penser à allumer la lumière du plafond justement pour mettre en évidence les éventuels défauts à proximité du plafonnier, et quand l'éclairage est dit indirect, vous avez encore moins le droit à l'erreur ou à l'oubli Attention tout de même à ne pas poncer trop fort ce qui créerait des défauts qui n'existaient pas auparavant Alors pour le ponçage j'ai essayé pas mal de trucs On se dit justement que le papier abrasif étant par définition destiné à finir à la poubelle, autant acheter le moins cher C'est une erreur Je l'ai faite, une fois, en achetant un lot dit économique chez Brico Dépôt Ah c'est sûr ce papier de verre de brico dépôt n'était pas cher, mais les feuilles s'encrassaient à une vitesse folle, et j'allais plus vite à remplir la poubelle qu'à poncer mon mur J'utilise maintenant du papier de verre de la marque 3M Les lots 3m existent en panachage de grains différents, mais aussi en paquet pour chaque grosseur de grain, et il y a même des paquets 3M de 10 feuilles (ce n'est jamais trop) Cette marque est présente chez Leroy Merlin (www.leroymerlin.fr); mais il y a aussi maintenant une nouvelle marque dans cette GSB, il s'agit de Dexter, pas mal non plus (mais je continue de préférer l'abrasif 3M, même pour quelques centimes de plus) Tout comme le masque à poussière, je n'ai que du 3M: fiable et solide Voilà le ponçage terminé Là c'est le début du bonheur Reste quand même à passer l'aspirateur partout (moi j'utilise un FESTOOL CTL33 parce que l'on ne pas faire de peinture proprement dans toute cette poussière de ponçage Bien penser à passer un coup de balais doux sur les murs pour faire tomber la poussière Ensuite avec l'aspirateur, même si c'est pas un festool, commencer toujours par aspirer du haut en bas; c'est à dire qu'il ne faut pas oublier les dessus de portes et de fenêtres, penser aussi à l'intérieur des fenêtres, ensuite le dessus des plinthes et autres stylobates, enfin le sol en insistant aux angles, et derrière les tuyaux La partie peinture proprement dite va pouvoir commencer On est donc à ce stade en présence d'une surface enduite (totalement ou partiellement) avec du REBMUR de chez Agora Tollens ou un autre enduit de votre choix (les particuliers utilisent souvent la marque Toupret très présente chez les leroy Merlin casto et autres gsb, moi je n'ai rien contre, ça ne me convient pas c'est tout, sauf pour le murex, mais c'est un autre sujet) et parfaitement poncée et dépoussiérée Si le choix de décoration est un papier peint, on peut se contenter d'une impression universelle de blocage La encore l'IMPRIMA de Gauthier Seigneurie est parfaite, mais cette fois un peu moins diluée Par contre si la finition est une peinture glycéro, l'imprima de Gauthier Seigneurie  n'est pas nécessaire Par contre si la finition est une peinture acrylique, autrement à l'eau, il est impératif de passer une impression, et la l'IMPRIMA de Gauthier Seigneurie  est parfaite Pourquoi une impression glycéro avant une peinture à l'eau? Simplement parce que l'enduit (rebmur, toutpret, facilis ou autre du même genre) est un enduit lui aussi à l'eau Donc il va agir comme un buvard, et boire la peinture acrylique Là il se produira au moins un phénomène (mais généralement ce sont les deux à la fois qui se produisent): soit il faut passer trois couches, soit la peinture est tellement vite absorbée par l'enduit qu'elle sèche hyper vite, si bien que l'on voit plein de traces (que l'on appelle les marques de reprises) Et dans le pire des cas, pour peu que l'on ait dilué un peu trop la peinture acrylique, il y a un phénomène de détrempe de l'enduit, qu'il faut alors reponcer après séchage Ici une petite parenthèse sur le miracle des peintures dites monocouches C'est effectivement un miracle ces peinture monocouches, parce que c'est l'apparition de la vierge à Bernadette Soubireau à Lourdes: ça n'a marché qu'une seule fois Ceux qui ont la foi choisiront une peinture monocouche et iront mettre un cierge et feront une prière pour que le résultat soit au moins acceptable, les autres achèteront une peinture moins chère qu'une monocouche et ne dépenseront pas d'argent dans un cierge, et passeront deux couches Une astuce pour une finition impeccable: malgré tous les soins que l'on peut apporter à l'application de l'enduit, puis au ponçage, il y a toujours quelques endroits qui échappent à nos bons soins Or c'est justement à la mise en peinture que tous ces petits oublis se mettent en évidence L'astuce consiste donc à passer une première couche de peinture (glycéro je le rappelle) mate, un peu diluée Une fois sèche, il est possible de repasser de l'enduit là où ce serait nécessaire. Ensuite, on met en finition: c'est du mat pas de problème une seule couche suffira en ayant au préalable traité en peinture la zone repassée à l'enduit, c'est du satiné, une couche peut suffire, mais personnellement j'en fais deux quand même. Et cela d'autant plus, que pour les décors que je réalise, j'ai besoin d'un fond impeccable. Voilà pourquoi j'emploie des produits de qualité, comme le rebmur rouge de tollens agora, et le REFECTO laque glycéro tendue de Gauthier Seigneurie . Pour information, lorsque les plafonds restent en blanc, c'est le plus souvent en finition mate aussi, et là j'utilise soit du Perfecto de Gauthier Seigneurie , soit de l'ORION que j'ai chez Colorine  en région parisienne (mais c'est plus cher car c'est une laque). Pour les corniches, moulures, et rosaces, que je me fournis aussi bien chez Staff Décors  que chez Laurent et Auberlet  j'utilise directement le perfecto mat de Gauthier  seigneurie, ou la refecto satinée de Gauthier Seigneurie, ou l'orion mate de Colorine  dessus, mais toujours avec une première couche bien diluée. Je dois ajouter pour être complet que la fixation des corniches et autres éléments en staff peut se faire avec différents enduits colle. Mais pour en avoir essayer plusieurs, je n'ai jamais trouvé aussi efficace et facile de mise en oeuvre que l'enduit cellulosique Rualaix RX106. Qui plus est bien qu'étant un produit technique, il est bien moins cher que d'autres produits dit standards. En tous cas, éviter d'utiliser du MAP pour coller du staff. En effet, le MAP, qui cet enduit colle que l'on utilise pour coller les plaques de plâtre, a une fâcheuse tendance au désèchement et fini par devenir cassant en perdant son pouvoir collant.
C'est alors que commence le travail proprement de peinture décorative. L'expression pourrait sembler être un pléonasme, car n'envisage que la peinture être autre chose que décorative. En effet, quiconque s'adonne aux joies de la peinture le fait dans le but d'améliorer sa décoration. Preuve supplémentaire s'il en était besoin, que peinture et décors sont intiment liés, éternellement indissociables. En fait le travail du peintre en décors, commence là où s'arrête celui du peintre dit en bâtiment. Les techniques évoquées précédemment, relatives à ce qu'il est d'usage d'appeler la préparation des fonds, relèvent normalement du peintre en bâtiment. Le peintre en décors, est une discipline à part entière. Cette activité était commune et très prisée jusqu'au début du 20ème siècle. Les entreprises de peintures étaient alors composées d'un très grand nombre d'employés. Chacun y avait sa spécialité. Le peintre en décors, est un homme (ou une femme d'ailleurs), qui maîtrisent des techniques ancestrales permettant de produire des effets divers avec peu de moyens. La combinaison des effets, permet ainsi de reproduire et d'imiter des matières. Par exemple, avec peu de moyens techniques, il est assez facile pour un peintre en décors de reproduire sur une surface blanche et lisse, une apparence de bois. Alors oui, comme chacun se pose la question, pourquoi faire en peinture une imitation, ou une reproduction de bois, alors qu'il serait aussi simple d'utiliser du vrai bois? Eh bien la réponse, est justement dans le matériau pour cet exemple. Tout le sait, le bois travaille comme on dit. Donc pour permettre à cette noble matière de franchir les ans, et subir sans dommages les agressions du temps, il faut le protéger. Aux cires ancestrales, sont venus s'ajouter les vernis. Mais leurs capacités protectrices ne sont pas éternelles, et sans cesse il faut répéter l'application. C'est un peu comme le principe de la crème solaire; il faut répéter l'application. Il faut donc cirer très régulièrement, et très souvent un bois, pour le nourrir et donc le protéger. Alors quand le bois est celui d'une porte d'entrée dont une face est à l'extérieur et l'autre à l'intérieur, il faut être prévenant. La protection par une cire, ou une huile dure, reste une opération fastidieuse, puisque fréquente. Certes le bois conserve alors un aspect doux et satiné tant à l'œil qu'au toucher. Mais au prix d'efforts répétés. Les progrès du XXème siècle ont permis la création des vernis glycero (glycérophtalique est le terme exact). Pour ce genre de produit, mon fournisseur de prédilection est 
Colorine  à Paris et ile de france, chez qui je me procure les vernis de la marque Sikkens. Cependant, même avec des vernis de qualité, ceux que fabrique sikkens, un bois n'est pas protégé éternellement. Il faut revernir régulièrement. Bien entendu pas aussi souvent que la cire. Si la durée de vie d'un vernis est de plusieurs années (avec un bon produit comme ceux de SIKKENS que j'utilise), refaire un vernis sur un bois (souvent une porte), oblige au ponçage. Comme pour les murs et plafonds, le ponçage d'une porte est quelque chose de fastidieux et long. Et si l'on de retire pas toutes les anciennes couches de vernis, la nouvelle couche de vernis neuf, même du Sikkens ne fera pas de miracle. Alors grâce aux techniques de peinture décorative, il est possible de s'affranchir de ces difficultés d'entretien du bois. Restons sur l'exemple d'une porte d'entrée, et prenons même un exemple plus précis, celui des portes cochères que l'on voit fréquemment dans les grandes villes. Tenez à Paris, il y en a beaucoup, mais il y en a dans toutes les grandes villes. J'en ai vu, certes en moindre quantité que dans la capitale française, à Marseille, à Lyon, à Bordeaux, à Rennes, à Lille bien sûr, à Strasbourg, Versailles, évidemment Rouen et le Havre, et même à Evreux. Et bien la plupart de ces portes cochères, qui sont bien entendu en bois, sont peintes en faux bois. En peignant une porte en bois, on peut facilement corriger les défauts d'aspects. On masque ainsi un nœud disgracieux, on bouche un trou, une rayure, une fissure, avec un enduit. Les enduits polyester cités précédemment, Syntofer qu'on trouve en grande surface de bricolage comme les leroy Merlin, casto, et bricomarché, ou celui que je me procure chez Colorine , sont bien entendu parfaitement adaptés. Mais pour un usage extérieur, beaucoup de peintres utilisent des enduits gras, ou des enduits mixtes. Cela m'arrive aussi, lorsqu'il faut couvrir, ou égaliser une assez grande surface. Les enduits polyester sont à réserver aux petites surfaces. Donc pour les plus importantes, l'enduit mixte (j'utilise l'enduit mixte de rebouchage de chez SIKKENS) est très bien. Et lorsque la finition de la porte est une simple peinture brillante, sans faux bois donc, le peintre utilise un enduit gras. L'enduit gras est difficile d'application pour le particulier; ça demande un coup de main, même avec un très bon produit comme l'enduit gras à laquer de chez Comus, que j'utilise. Donc voici notre belle porte cochère, qui n'est pas forcément exempte de défauts et autres dommages. Avec l'enduit mixte de sikkens, et l'enduit bi composant polyester de Colorine , type Syntofer, on prépare la surface pour la rendre la plus lisse possible. Ensuite on retrouve l'inévitable étape de ponçage. Ici, la dureté de l'enduit, permet l'utilisation de l'électroportatif festool notamment. Et je vous avoue que le couple DTS 400 et Rotex125 de chez FESTOOL, est magique pour obtenir un travail de qualité, et rapidement. En plus comme la DTS 400 et la Rotex125 se connectent directement à l'aspirateur festool CTL 33, il n'y a quasiment aucune poussière. Reste quand même quelques petits endroits à finir à la main. Bien entendu, l'abrasif 3M fait parfaitement l'affaire. Il est préférable de passer une couche d'impression universelle, ou spéciale bois. L'imprima de Sigmakalon plus connu comme étant le comptoir Gauthier Seigneurie , toujours un peu diluée est parfaite. Ensuite seulement, on passe deux couches de peinture satinée (comme je le disais plus haut personnellement j'utilise la laque glycéro Refecto de Sigmakalon plus connu comme étant le Comptoir Gauthier Seigneurie . Pour faire une imitation de chêne, la couleur est un beige ocre. Éviter de choisir une couleur trop foncée. En effet c'est cette peinture qui apparaîtra par transparence pour donner l'effet bois. La peinture, ou la laque satinée enfin sèche après deux couches, est enfin prête pour réaliser le décor de faux bois. Les plus perfectionnistes pourront toujours faire un ponçage préalable à l'eau avec un papier abrasif de carrossier grain 800 ou 1000, afin d'avoir une surface hyper lisse. On arrive donc à la phase réalisation du faux bois proprement dite. La première étape consiste en la réalisation du glacis traditionnel à l'huile. Il suffit de mélanger un volume d'huile lin avec deux volumes d'essence de térébenthine. On trouve facilement ces ingrédients dans les G.S.B. comme Leroy Merlin  et Castorama. Chez Sigmakalon plus connu comme étant le Comptoir Gauthier Seigneurie  vous pouvez vous fournir aussi. Mais personnellement je prends toujours mon huile de lin chez Colorine . La raison en est simple, chez Colorine  je choisis une huile de lin clarifiée. Elle est de couleur très pâle, contrairement à ce que l'on trouve chez Leroy Merlin  Casto et même Sigmakalon plus connu comme étant le Comptoir Gauthier Seigneurie , où l'huile de lin a un peu la couleur d'huile de vidange. À ce stade vous avez un liquide très fluide et transparent. Il va falloir lui donner la couleur désirée pour faire du faux bois. Deux possibilités s'offrent à vous. La première est la plus difficile à maîtriser. Elle consiste simplement à mélanger au glacis des couleurs de peinture à l'huile que l'on trouve généralement dans les magasins de beaux arts. Sur ces couleurs dites pour artistes, personnellement j'utilise ceux de la marque Lefranc Bourgeois. Ce n'est pas un choix exactement, mais une opportunité, puisque Colorine  chez qui je me fournis, distribue aussi ces tubes de couleurs pour artistes. Oui, mais quelles couleurs utilisées? La couleur de base, es compose d'un mélange de deux terres: terre de sienne brûlée et terre d'ombre brûlée. Cela dans la proportion de deux tiers de la première pour un tiers de la seconde. Mais, le mélange des couleurs avec le glacis demande un petit apprentissage. Ça fera l'objet d'une explication future. En vérité, la coloration traditionnelle du glacis se fait avec les couleurs citées (terre d'ombre brûlée et terre de sienne brûlée), mais sous forme de poudre. Là encore Colorine  peut vous fournir. Sinon là encore adressez vous à un magasin de fournitures pour beaux arts. Généralement dans ces magasins, vous trouverez ces pigments naturels dans des petites boîtes en plastique transparentes. Et le plus souvent ce sera la marque Sennelier. Ce sont d'excellents produits. Mais ils n'ont pas la réputation d'être bon marché. Ne vous fiez pas à la petite taille des boîtes. Il y en aura bien assez. Ajoutez donc à votre glacis, ces teintes en poudre, toujours dans la même proportion. Évidemment le dosage n'est pas facile; c'est là que l'on commence à pénétrer dans le côté artistique de la peinture décorative. Il faut mettre suffisamment de pigments pour avoir une teinte correcte, et un glacis qui se tient bien. Bien entendu si vous mettez trop de ces pigments de terre d'ombre brûlé et de terre de sienne brûlée, vous allez obtenir une espèce de pâte totalement inutilisable. Le mélange doit rester fluide, mais pas liquide comme de l'eau. Procéder par quelques essais. Bon disons que maintenant votre glacis est correctement teinté, et avec la bonne fluidité. Vous ajoutez maintenant quelques gouttes de siccatif Comus. Une autre marque est toute aussi possible. Attention, quelques gouttes, ça veut vraiment dire quelques gouttes. Vous avez maintenant besoin de trois brosses (le particulier appelle ça un pinceau). Une première brosse dite pouce, qui va rester dans le pot de glacis, et qui ne servira qu'à le mélanger; donc pas trop grosse. Une seconde brosse pouce, en général une numéro 6 ou 8 (sur la base de la numérotation utilisée par les brosses la marque Roulor que j'utilise). Cette seconde brosse va vous servir à étaler le glacis sur votre porte. Enfin, il vous faut une brosse plate, fine et large qui s'appelle un spalter. Une largeur de 100 ou 120 est parfaite. C'est parti; pour le faux chêne. Mélanger bien votre glacis avec la première brosse, et laissez la dedans. Trempez un tout petit peu la seconde brosse pouce dans le glacis. Vraiment un tout petit peu. Étalez le glacis avec votre brosse sur la porte. C'est stupéfiant la surface que vous allez pouvoir teinter avec si peu de glacis. Il faut bien tirer dans tous les sens, n'avoir qu'une couche fine. Cherchez simplement à avoir une certaine unité de couleur. Qu'il n'y ait pas des zones trop foncées et d'autres trop claires. Bien entendu si vous prenez trop de glacis sur votre brosse, vous allez vous rendre compte de votre bêtise; ça va couler. Ça y est je suis certain que vous commencez à comprendre le principe. Pour ceux qui connaissent un peu Photoshop, la technique ressemble en tous points à celle du masque de fusion. Disons que cette couche de glacis, c'est comme un calque qui va fonctionner en masque de fusion version Photoshop. Vous avez étalé le glacis partout sur la porte. Le siccatif qui est dans le glacis commence à réagir. Le glacis commence son séchage; on dit qu'il commence à tirer. Rassurez vous vous avez de très longues minutes devant vous pour travailler votre décor de faux bois. Il serait bien difficile et fastidieux d'expliquer ici comment procéder pour dessiner en détail ce que l'on appelle la ronce du chêne. Aussi, je vous propose l'exercice simple de la réalisation de ce qui s'appelle du bois de fil. Votre glacis est donc étalé sur la porte, il y a forcément des traces de brosses. C'est normal, et de toutes façons inévitable. Prenez maintenant votre brosse plate et large, le spalter. Vous allez uniformiser votre glacis dans le seul sens vertical. Vous devez obtenir une couleur presque uniforme sur la porte. Vous constatez bien entendu qu'un glacis ce n'est pas une peinture. Le glacis ne cache pas la couleur qui est en dessous. C'est là tout le principe. Avec un chiffon propre et sec, en coton de préférence, essuyer bien votre spalter. Attention, vous allez vivre un grand moment. Vous allez poser votre spalter à plat sur le haut de la porte. C'est à dire que les poils du spalter doivent toucher le glacis sur leur plus grande longueur. Maintenez bien appuyé le spalter dans cette position. Descendez doucement en maintenant appuyé. Faites attention à bien rester vertical, et ne pas onduler. C'est beau n'est-ce pas. Vous venez de réaliser votre premier décor de faux bois. Ça y est vous comprenez ce phénomène de transparence des couleurs. Vous avez devant ce glacis qui avec votre spalter a pris la forme de minuscules traits fins. Et derrière, on retrouve la couleur de la laque glycéro Refecto de Sigmakalon plus connu comme étant le Comptoir Gauthier Seigneurie (www.toutpourlepeintre.fr). Pas de manière uniforme, puisque votre glacis est teinté avec des pigments Sennelier, il y a toutes ces irrégularités qui commencent à donner du vrai à votre bois. Si cela ne marche comme vous le voulez du premier coup, ce n'est pas grave. Prenez un chiffon, essuyez toute votre porte et recommencez. Attention dans ce cas, il faut vraiment ne pas mettre beaucoup de glacis, parce que votre porte est déjà grasse. Vous avez compris la technique de base. Aller une petite variante qui donnera du naturel. Lorsque vous en êtes à l'étape du spalter à plat, vous aller essayer un mouvement particulier. Ce mouvement simulera le départ d'un nœud du bois. Vous commencez toujours par le haut, le spalter bien à plat. Puis quand vous le déciderez dans votre descente, vous aller faire pivoter un tout petit peu une extrémité du spalter. Par exemple pour être plus explicite, vous allez, tout en descendant, faire pivoter le côté droit du spalter, d'un angle d'environ deux secondes vers le bas. C'est à dire à peu près justement l'espace que parcourt la trotteuse de votre montre pendant deux secondes. Le côté droit du spalter pivote avec comme centre de rotation le côté gauche. Si tout se passe correctement vous devez obtenir une forme de virage compressé sur le côté gauche des traces laissées par le spalter. Vous avez les bases. Pour parvenir à réaliser un faux bois qui semble aussi vrai que le naturel, il y encore bien d'autres techniques à maitriser. C'est justement le travail du peintre en décors, que de connaître ces techniques. Je suis certain maintenant, que dans les grandes villes, et notamment les capitales régionales, vous allez observer d'un peu plus près les portes cochères d'immeuble. Pour les normands, où toutes les personnes qui passeraient par rouen, en normandie, vous pouvez facilement voir un bel exemplaire dans le centre ville. Rendez vous rue ganterie. C'est une petite rue qui commence à la rue jeanne d'arc à rouen. En vous dirigeant vers la gare de Rouen par la rue jeanne d'arc (vous avez donc la Seine dans le dos), remontez jusqu'au palais de justice. Continuez tout droit. Une trentaine de mètres avant la rue jean Lecanuet (c'est la rue qui vous mènera à la mairie), vous avez une intersection avec deux rues. Sur votre gauche c'est la rue des Bons Enfants, avec le charme médiéval de ses vieilles bâtisses à colombage. Juste en face de la rue des Bons Enfants, sur votre droite donc, c'est la rue Ganterie. Et là, quelques mètres seulement au début de cette rue Ganterie de Rouen, vous pouvez admirer un faux bois sur porte cochère. À Paris, vous avez de très nombreuses entrées d'immeubles qui sont ornées de porte en faux bois. De mémoire près de St Lazare, dans le bas de la rue du Rocher il y en a quelques unes. Mais il me semble me souvenir qu'il y en a davantage rue de Berry dans le 8ème arrondissement, et dans le 17ème arrondissement dans le secteur péreire et parc Monceau. Vous savez donc maintenant en quoi consiste une partie du travail d'un peintre en décors. Et ce qui est valable pour le bois l'est bien entendu pour le marbre ou la pierre. Eh bien tenez puisque vous êtes à Rouen, reprenez la rue Jeanne d'Arc. Cette fois en descendant, donc face à la Seine. Une fois franchi le carrefour avec la rue du Gros Horloge, vous avec sur votre droite une pharmacie. Continuez un peu, et vous avez l'entrée des bureaux d'une banque au logo bleu et blanc. Juste avant l'entrée de la banque elle même, il y a une autre entrée avec un petit hall. Observez ce hall. Sans y entrer. C'est interdit, mais on voit parfaitement de l'extérieur. Elle est belle cette pierre de taille. On se dit que le maçon qui l'a posée était drôlement costaud. Regardez d'un peu plus près. Vous ne remarquez rien? Eh, bien oui ce n'est pas de la pierre. C'est effectivement de la peinture. Vous comprenez tout l'intérêt du travail d'un peintre en décors. C'est évident beaucoup plus économique d'imiter l'aspect et la couleur de la pierre, que de poser de la vraie. Et c'est tout de même plus facile. Alors pour la pierre, et le marbre, vous comprenez bien que l'intérêt de la reproduction de ces matières minérales répond au critère économique. Dans les maisons cossues, vous avez souvent remarqué la présence de belle cheminée en marbre. Elles sont généralement faites de vrai marbre. Sauf pour les panneaux de chaque côté. Observez un peu, et vous verrez que ce n'est qu'un plâtre peint et déguisé en faux marbre. Simple, rapide et économique. Et puis avec la peinture, et ces glacis, on peut imiter et reproduire tous les marbres, partout. Vous imaginez combien couterait une porte toute moulurée en vrai marbre? Une fortune, et même un peu plus. Bon d'accord, on ne voit pas bien l'intérêt d'une porte en marbre à la base. Mais tout à l'heure sur votre porte, au lieu de faire un faux chêne, on pouvait faire un faux marbre. Et bien là, c'est souvent derrière ces portes cochères d'immeubles de nos grandes capitales régionales, que vous allez découvrir du vrai faux marbre. Les entrées, les cages d'escaliers regorgent de faux marbres. Que ce soit en panneaux avec des moulures, ou parfois seulement les plinthes ou stylobates. Vous en verrez partout et facilement. Tenez, je vais trahir un secret de polichinelle. Il vous est peut être arrivé un jour en zappant avec votre télécommande de TV, de tomber sur la chaine parlementaire. Sinon, vous avez peut être entre aperçu un reportage au journal de 20h, qui se passait à l'Assemblée Nationale. Vous situez à peu près les lieux. Une immense salle, l'hémicycle, les députés répartis en arc de cercle. Au centre le Président de l'Assemblée Nationale, organise les débats, depuis son perchoir. Juste en dessous, les députés, ou les membres du gouvernement viennent exposer au micro leurs propos. C'est souvent ce plan scénique que la caméra vous montre. Vous avez remarqué comme l'endroit est beau, chic, et fait riche. Eh bien, ce beau marbre que vous apercevez derrière tel ou tel député ou ministre ou secrétaire d'état qui s'exprime, c'est du faux. En d'autres termes ce beau marbre, ce n'est que de la peinture. Au château de Versailles, au musée du Louvre, et plein d'autres endroits tout aussi célèbres vous verrez du faux marbre. Le bois, la pierre, le marbre, voilà déjà pas mal de choses pour le peintre en décors. La peinture décorative ne se limite pas seulement à ces trois matières. Le peintre en décors est aussi un spécialiste de la patine. Vous savez cette technique qui permet de donner l'aspect de l'ancien à quelque chose de presque neuf. Pour les patines, les techniques sont plus variées. Celle du travail avec des glacis à l'huile comme vous savez le faire maintenant est une base générale. Mais chaque peintre en décors a ses recettes personnelles secrètes. Je veux bien partager une des miennes avec vous. Pour donner un aspect vieilli à un meuble par exemple, dans votre glacis à l'huile de tout à l'heure, remplacez les terres par du bitume de judée. Bon je ne vais tout vous dire non plus. À vous de chercher un peu. Dans l'activité de peintre en décors, il y a aussi toute la partie filage. Derrière ce terme ce cache simplement la technique permettant de tracer les traits doits avec de la peinture ou du glacis. Jusqu'au début du 20ème siècle, toutes les entreprises de peintures étaient composées de peintre en décors. Sauf que le travail y était scindé en spécialités. Il y avait un employé spécialiste du faux bois. Un autre, ou plus bien sur, pour les faux marbres. Tous savaient faire de la patine. Mais seulement un ou deux étaient dévolu au filage. Ils passaient leurs journées à tracer des lignes avec leur règle et leur brosse biseautée. Aujourd'hui, le peintre en décors est polyvalent et multi compétences. Certains exercent leurs talents dans le cinéma, les théâtres, ou sur les plateaux de télévision. Les techniques de base sont à peu près les mêmes, cependant le résultat à obtenir est une imitation qui colle aux impératifs de la caméra. Si bien qu'en général l'imitation est beaucoup plus grossière. L'objectif de la caméra absorbant beaucoup de détails, ce n'est donc pas la peine de perdre du temps à les réaliser. Enfin, autre raison pour ne pas perdre de temps, c'est le côté éphémère de ces décors. Il y a d'autres techniques, notamment avec l'informatique, qui mettent en péril l'activité des peintres en décors. Pas seulement dans le monde du spectacle, d'ailleurs. Au fil des pages de ce site, vous découvrirez quelques uns de mes travaux. Bonne visite. Il me reste simplement à éclaircir un point de détails. C'est celui du terme décopicturaliste. Si vous cherchez dans un dictionnaire, vous ne trouverez aucun décopicturaliste. Et pour cause, je suis l'inventeur de ce mot. J'ai créé ce terme, qui est protégé par un copyright, pour lever une ambiguité de compréhension. Lorsque je disais à quelqu'un que je suis peintre en décors, aussitôt mon interlocuteur pensait cinéma, spectacle. Il me fallait justement expliquer que mon métier ce n'était pas ça. Mais que mes clients sont des particuliers, des commerçants, d'autres artisans peintres qui ne connaissent pas mes techniques. Or comme mon activité consiste à réaliser des décors avec des techniques picturales, le terme de décopicturaliste est venu immédiatement. Au final, comme le mot n'existe pas, personne ne le connaît. Si bien que je dois continuer à expliquer en quoi ça consiste. La petite différence, c'est qu'à l'énoncé du mot décopicturaliste, cela suscite étonnement et curiosité. Cela évite les a priori. Et puis conséquence intéressante avec internet aujourd'hui, c'est que dans les moteurs de recherches si vous tapez décopicturaliste, je suis le seul. Évidemment au départ il faut avoir l'idée de taper décopicturaliste. Maintenant qui sait peut être qu'un jour que ce terme sera reconnu. Tout le monde saura ce que décopicturaliste veut dire. Aller je vous fais une promesse, si ce terme de décopicturaliste entre dans le langage courant, j'abandonnerai tous mes droits liés au copyright à une œuvre caritative. On en est pas là.